Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni met fin au développement des torpilleurs de type 83 et se concentre désormais sur les navires de combat hybrides.
- Ces nouveaux navires de guerre commanderont des flottes de drones sans pilote afin d’accroître leur puissance de feu.
- Les stratégies de défense actualisées accordent désormais la priorité aux forces d’intervention rapide et à la sécurité de l’OTAN dans l’Arctique.
Le gouvernement britannique réoriente sa stratégie navale en abandonnant le développement du destroyer de type 83 au profit d’une nouvelle classe de « navires de combat communs ». Ces navires de guerre hybrides, dont au moins six seront mis en service, sont destinés à succéder à la flotte de destroyers de type 45, désormais obsolète, à partir du début des années 2030.
Technologies sans pilote
Selon le ministère de la Défense, ces navires modernes sont conçus pour servir de centres de commandement dédiés aux technologies sans pilote. En intégrant des drones aériens, de surface et sous-marins, la Royal Navy espère étendre son rayon d’action et sa capacité de frappe sans augmenter de manière significative ses dépenses ni ses besoins en personnel.
Le secrétaire à la Défense, Dan Jarvis, a souligné que ces navires de fabrication nationale, créés en collaboration avec des innovateurs britanniques, permettront à la marine d’être équipée pour faire face aux menaces sécuritaires actuelles tout en stimulant l’emploi au niveau national.
Élargissement du cadre de défense
Ce changement stratégique s’inscrit dans un cadre d’investissement en matière de défense plus large qui a connu des retards depuis l’année dernière en raison de différends budgétaires.
Sous la direction de Jarvis — qui a récemment remplacé John Healey —, la stratégie révisée met désormais davantage l’accent sur les capacités de réaction rapide de l’armée et sur le renforcement de la posture défensive de l’OTAN au sein du cercle arctique.
Des projets seront dévoilés prochainement
Le plan gouvernemental complet devrait être dévoilé prochainement, avant un sommet de l’OTAN de deux jours qui se tiendra à Ankara le 7 juillet. Cette réunion très médiatisée devrait réunir divers dirigeants mondiaux, tels que le président américain Donald Trump. (fc)
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