Principaux renseignements
- Le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, exige que l’UE lui rembourse près d’un milliard d’euros d’amendes infligées au titre de la politique migratoire hongroise.
- La Hongrie estime que les sanctions de l’UE sont hypocrites, alors que d’autres États membres adoptent des contrôles aux frontières similaires.
Le Premier ministre hongrois Péter Magyar réclame le remboursement des amendes substantielles infligées par l’Union européenne au sujet des politiques migratoires de son pays. L’UE avait infligé une amende unique de 200 millions d’euros ainsi qu’une pénalité journalière de 1 million d’euros après que la Cour de justice de l’Union européenne eut estimé que la Hongrie avait enfreint les normes juridiques relatives au traitement équitable des demandeurs d’asile.
Frontière avec la Serbie
Ces sanctions faisaient suite à la construction d’une barrière frontalière avec la Serbie et à la mise en place d’une procédure de demande d’asile restrictive centrée à Belgrade, ce qui a entraîné un montant total d’amendes de près d’un milliard d’euros.
« Sanctions à motivation politique »
Magyar soutient que les décisions judiciaires ayant conduit à ces sanctions étaient excessivement politiques et ne se justifient plus au vu du contexte européen actuel.
Il fait valoir qu’un changement de perspective significatif s’est opéré à l’échelle du continent, soulignant que la plupart des États membres adoptent désormais des mesures plus énergiques pour endiguer l’immigration clandestine.
Il a mis en évidence l’hypocrisie consistant à sanctionner la Hongrie pour ses contrôles aux frontières alors que d’autres États mettent en œuvre des stratégies similaires par divers moyens législatifs, citant comme exemples le centre de traitement italien en Albanie et les efforts de la Commission visant à externaliser la gestion des migrations.
Promesse de campagne
Malgré une promesse de campagne visant à mettre fin à ces amendes quotidiennes après sa victoire électorale décisive en avril, le pays a accumulé 69 millions d’euros supplémentaires d’amendes depuis son accession au pouvoir.
Bien que Magyar collabore actuellement avec la Commission européenne pour résoudre la question des amendes en cours, il reste déterminé à empêcher les migrants de pénétrer en Hongrie.
(at)
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