Principaux renseignements
- Le marché de l’emploi américain fait preuve de fragilité, comme en témoignent les pertes soudaines d’emplois et la hausse des taux hypothécaires.
- Le secteur privé britannique connaît sa pire contraction en matière d’embauche depuis la crise financière de 2008.
- Le Canada et l’Allemagne font preuve de résilience grâce à une croissance régulière de l’emploi et à des progrès dans le secteur industriel.
Les dernières données économiques révèlent une tendance préoccupante aux États-Unis, où une baisse soudaine des effectifs a suscité des craintes quant à la stabilité du marché du travail. Les employeurs semblent adopter une approche plus hésitante en matière d’embauche, influencés par la montée de l’inflation et les conséquences géopolitiques du conflit en Iran.
Le mois de juillet a enregistré une perte inattendue de 23 000 emplois, et les chiffres précédents pour mai et juin ont été revus à la baisse de 103 000 au total, ce qui indique que le marché de l’emploi est plus fragile que ne le laissaient supposer les données antérieures. Bien que le taux de chômage ait reculé à 4,1 pour cent, cette baisse est en grande partie due à une diminution de la population active, associée à un ralentissement de la hausse des salaires.
Pressions sur le logement
Des évolutions démographiques spécifiques se dessinent également aux États-Unis. Une analyse de la Brookings Institution met en évidence une tendance inquiétante chez les mères noires ayant des enfants de moins de cinq ans, dont le taux d’activité a chuté de 11,5 points de pourcentage en l’espace de trois mois seulement. Ce recul représente le taux d’activité le plus bas enregistré pour ce groupe depuis plus de trois décennies.
Parallèlement, les futurs propriétaires sont confrontés à de nouvelles difficultés ; depuis le déclenchement de la guerre en Iran en février, les taux hypothécaires ont grimpé en flèche. Début août, le taux moyen des prêts hypothécaires à taux fixe sur 30 ans a atteint un pic annuel de 6,69 pour cent.
Marchés du travail européens
De l’autre côté de l’Atlantique, le Royaume-Uni traverse une grave crise de l’emploi. Selon l’indice des directeurs d’achat de S&P, les embauches dans le secteur privé sont en recul depuis près de deux ans, un effondrement dont la durée est comparable à celle de la crise financière de 2008-2009. Les entreprises réduiraient leurs effectifs afin de diminuer leurs dépenses et d’intégrer l’intelligence artificielle.
En revanche, l’Allemagne fait preuve de résilience ; sa production industrielle a augmenté pendant trois mois consécutifs, principalement soutenue par une hausse mensuelle de 3,6 pour cent dans le secteur automobile, malgré les pressions liées au conflit avec l’Iran.
Tendances mondiales au Canada et au Japon
En Amérique du Nord, le Canada fait figure d’exception positive, avec la création de 75 100 emplois le mois dernier et un taux de chômage à son plus bas niveau depuis deux ans, signe d’une reprise soutenue. Parallèlement, en Asie, la récente flambée du yen japonais a pris fin mardi.
Cette évolution fait suite à un effort conjoint significatif des États-Unis et du Japon pour stabiliser la devise, les deux gouvernements ayant indiqué qu’ils continueraient à intervenir pour soutenir le yen. (jv)
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