Le Kremlin présente ses conditions pour abaisser d’un cran les tensions autour de l’Ukraine

Ce vendredi, la diplomatie russe a présenté une liste de garanties de sécurité pour le pays pour faire baisser les tensions en Europe et désamorcer la crise en Ukraine, y compris de nombreux éléments qui ont déjà été écartés par les puissances occidentales, selon The Guardian.

Ces points, soumis au pays occidentaux, donnent une bonne idée de ce que la Russie considère comme essentiel à sa propre sécurité. Sans surprise, la question de l’élargissement de l’OTAN vers l’est y est fort présente. Moscou a déclaré qu’ignorer ses intérêts entraînerait une « réponse militaire » similaire à la crise des missiles de Cuba en 1962.

  • Les Russes exigent que l’OTAN retire toutes les troupes ou armes déployées dans les pays qui ont rejoint l’alliance après 1997, ce qui inclut une grande partie de l’Europe de l’Est, notamment la Pologne, les anciennes républiques soviétiques d’Estonie, de Lituanie et de Lettonie, ainsi que les pays des Balkans.
  • La Russie a également exigé que l’OTAN exclue toute nouvelle expansion, y compris l’adhésion de l’Ukraine à l’alliance, et qu’elle n’organise pas d’exercices sans l’accord préalable de la Russie en Ukraine, en Europe orientale, ou dans les pays du Caucase comme la Géorgie ou en Asie centrale.
  • Le document de la Russie appelle également deux pays à retirer tout système de missiles à courte ou moyenne portée hors du rayon d’action permettant d’atteindre la Russie, en remplacement du précédent traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) que les États-Unis ont quittées en 2018. Le journal britannique ne précise pas de quels pays il s’agit.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a déclaré vendredi qu’il n’y avait pas de date limite pour les pourparlers mais que la Russie souhaitait entamer des négociations « sans retard et sans blocage ». « Nous pouvons aller n’importe où et n’importe quand, même demain », a-t-il déclaré.

Quant aux Occidentaux, un haut responsable américain a déclaré vendredi que le Kremlin sait que certaines parties de ses propositions sont « inacceptables ». Le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déjà exclu tout accord refusant à l’Ukraine le droit d’entrer dans l’alliance militaire, affirmant que la décision revient à l’Ukraine et aux 30 pays de l’OTAN.

En Ukraine, les escarmouches se multiplient avec les séparatistes des provinces russophones : Kiev a annoncé ce vendredi la mort d’un de ses soldats dans une attaque à la roquette.

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