Le gouvernement britannique emprunte plus d’argent que prévu


Principaux renseignements

  • En octobre, le gouvernement britannique a emprunté plus que prévu, soit 17,4 milliards de livres sterling (19,7 milliards d’euros).
  • Rachel Reeves, la ministre britannique des Finances, doit relever le défi de maintenir l’équilibre budgétaire alors que la dette s’élève déjà à 116,8 milliards de livres sterling (131 milliards d’euros) pour l’exercice en cours.
  • On compte sur des augmentations d’impôts pour redresser le budget.

Le mois dernier, les emprunts du gouvernement britannique ont dépassé les prévisions, ce qui représente un défi pour la ministre britannique des Finances avant l’annonce de son budget.

Emprunté plus que prévu

L’Office for National Statistics a révélé que le gouvernement a emprunté 17,4 milliards de livres en octobre. Bien que ce chiffre soit inférieur au montant emprunté en octobre de l’année précédente, il représente tout de même le troisième déficit le plus élevé jamais enregistré pour un mois d’octobre et dépasse les 15,2 milliards de livres sterling prévus par les économistes.

Pour l’année fiscale en cours, les emprunts ont atteint 116,8 milliards de livres, soit une augmentation de 8,4 pour cent par rapport à la même période de l’année dernière.

Attentes de hausses d’impôts

Mme Reeves présentera son deuxième budget mercredi prochain dans un contexte politiquement tendu. Suite à la proposition initiale du Trésor et à l’abandon ultérieur des plans d’augmentation de l’impôt sur le revenu, les attentes sont élevées en ce qui concerne les augmentations substantielles d’impôts. Celles-ci sont prévues en réponse à la révision à la baisse des projections économiques de l’Office for Budget Responsibility.

Mesures visant à générer des recettes

Les fonctionnaires du Trésor examinent de près les recettes fiscales individuelles. Les spéculations suggèrent que le budget pourrait inclure une série de petites mesures génératrices de revenus plutôt que de mettre en œuvre des hausses d’impôts généralisées qui pourraient potentiellement violer les engagements du manifeste du Parti travailliste. L’annonce récente de l’abandon par Reeves de son projet d’augmentation de l’impôt sur le revenu a inquiété les marchés, car les investisseurs considèrent cette mesure comme un moyen fiable de combler le déficit budgétaire. (uv)

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