Le géant financier BlackRock ferme boutique à Bruxelles, sans pour autant quitter la Belgique

BlackRock – Isopix

Le plus grand gestionnaire d’actifs de la planète a discrètement radié sa succursale belge. Mais que les clients se rassurent, BlackRock ne file pas à l’anglaise. Il s’agit d’un élagage de saison. Sous l’impulsion du Brexit, il était temps de couper la branche.

Un éléphant dans le couloir. Pour ceux qui s’intéressent à l’activité économique étrangère sur notre territoire, la mention de ‘radiation’ au côté du nom ‘BlackRock’ sur la liste de la Banque nationale de Belgiquene pouvait pas passer inaperçue.

Présent sur le marché belge depuis 18 ans, le numéro un mondial de l’asset management aurait-il incognito fermé boutique au Square de Meeûs? Un extrait du PV du conseil d’administration le confirme. Il a été décidé que la succursale belge serait radiée à compter du 1er janvier 2021.

D’ailleurs, la société belge n’est pas un cas isolé puisque les succursales notamment de France, d’Allemagne, des Pays-Bas ont connu le même sort. Tous les actifs et passifs détenus par ces succursales de BlackRock Investment Management Limited ont été transférés depuis le 31 décembre dernier à Eindhoven, dans une nouvelle entité.

Source: BlackRock

Rien ne change pour les clients

Pas de panique. Que les institutions, professionnels de la finance et autres particuliers à qui le gestionnaire propose des solutions à travers toute la Belgique se rassurent. Rien ne change pour les clients. Il s’agit d’une opération technique compte tenu des circonstances. La structure internationale a été revue en Europe tel qu’il était prévu.

Le géant de l’investissement a dû procéder à un élagage en règle de ses branches car la période de transition du Brexit s’est achevée. Suite au divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la libre prestation de services telle que prévue par les traités européens ne profite plus aux acteurs britanniques. Or, à Bruxelles, la succursale de BlackRock était une société… de droit anglais.

D’autres colosses de la finance ont réalisé les mêmes changements pour les mêmes raisons, plus ou moins tardivement. Comme, pour ne citer qu’elle, la société américaine State Street, disposant de quelque 3.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont la succursale belge a été radiée en juin dernier.

François Remy

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