Principaux renseignements
- Le drone furtif chinois GJ-11 tire désormais des missiles air-air à longue portée PL-15E.
- Cette mise à niveau transforme l’appareil, qui passe d’une plateforme de surveillance à un combattant aérien redoutable.
- Des opérations de « coéquipier fidèle » associeront ces flottes autonomes à des chasseurs J-20.
Des images récentes ont révélé que le GJ-11 « Sharp Sword » chinois, un drone furtif, est désormais capable de tirer le missile air-air à longue portée PL-15E. Cette évolution marque un changement significatif dans la mission opérationnelle du drone, qui passe d’une plateforme principalement dédiée à la surveillance et aux attaques au sol à une plateforme capable de mener des combats aériens.
Conception furtive avancée
Construit par HAIG, le GJ-11 présente une architecture en aile volante sans queue conçue pour minimiser sa signature radar, ce qui le rapproche visuellement de l’X-47B américain. L’appareil mesure environ 10 mètres de long, avec une envergure de 14 mètres, et sa masse maximale au décollage est d’environ 10 tonnes.
Ses compartiments internes peuvent accueillir jusqu’à deux tonnes de munitions. Les données de performance indiquent que le drone peut voler pendant six heures et parcourir des distances allant jusqu’à 4 000 kilomètres.
Missile PL-15E
Le missile PL-15E intégré est une variante destinée à l’exportation de l’armement aérien de pointe chinois, offrant une portée estimée à 200 kilomètres. Il utilise un radar à balayage électronique actif (AESA) pour garantir la précision et résister aux contre-mesures électroniques, et il atteindrait, selon certaines sources, des vitesses hypersoniques lors de son approche finale.
Concept de « Loyal Wingman »
Cette nouvelle capacité s’inscrit dans la vision stratégique chinoise des opérations de type « loyal wingman », dans lesquelles des drones autonomes viennent en renfort aux chasseurs J-20 de cinquième génération. Il est prévu que des modèles J-20 biplaces servent de centres de commandement pour diriger ces flottes de drones.
En combinant reconnaissance, frappes au sol et combats air-air, la Chine vise à renforcer la polyvalence et la puissance de feu de ses formations aériennes.
Presque opérationnel
Alors que le premier prototype a volé en 2013, les améliorations en cours suggèrent que le GJ-11 est sur le point d’atteindre son statut pleinement opérationnel au sein de l’Armée populaire de libération. De plus, une version navale est en cours de développement pour les navires équipés de catapultes. Malgré ces avancées, de nombreux détails techniques concernant son efficacité en matière de furtivité et son autonomie restent classifiés, ce qui rend difficile toute comparaison précise de cet appareil avec ses homologues occidentaux. (fc)
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