Principaux renseignements
- TKMS a revu à la hausse ses prévisions de chiffre d’affaires annuel à 12 pour cent, en raison des investissements massifs réalisés par les pays européens dans le domaine de la défense.
- Son autonomie stratégique vis-à-vis de Thyssenkrupp permet à l’entreprise de tirer parti de la hausse des dépenses de défense.
- Des contrats de construction de sous-marins à forte marge et des exportations mondiales génèrent une rentabilité record.
Portée par l’essor de la modernisation militaire en Europe, TKMS, premier constructeur naval allemand, a une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions financières annuelles.
Deuxième révision à la hausse
La société table désormais sur une hausse de son chiffre d’affaires comprise entre 10 pour cent et 12 pour cent pour l’exercice clos en septembre, ce qui représente une forte progression par rapport à ses prévisions précédentes, qui se situaient entre 2 pour cent et 5 pour cent. De plus, l’entreprise s’attend à ce que sa marge opérationnelle ajustée atteigne 6,5 pour cent.
C’est la deuxième fois cette année que le constructeur naval revoit ses prévisions à la hausse, reflétant une tendance selon laquelle l’augmentation des budgets nationaux de défense se traduit par des commandes concrètes pour des moyens navals limités.
Thyssenkrupp
Cette croissance financière met en évidence la transition réussie de TKMS suite à sa séparation du groupe industriel Thyssenkrupp. Bien que Thyssenkrupp conserve une participation majoritaire de 51 pour cent, cette scission a conféré au spécialiste naval l’autonomie nécessaire pour tirer parti de la hausse actuelle des dépenses de défense.
Forte demande
L’expansion de l’entreprise est principalement alimentée par sa spécialisation dans les navires de combat de surface modulaires MEKO et les sous-marins conventionnels. Au-delà de ces navires, TKMS fournit des technologies sous-marines essentielles, notamment des systèmes sonars, des torpilles et des drones sous-marins autonomes — qui connaissent tous une demande accrue à mesure que les nations européennes redynamisent leurs capacités maritimes.
Cette urgence résulte de décennies de baisse des investissements après la Guerre froide, associées aux pressions géopolitiques déclenchées par le conflit en Ukraine.
Renforcer la rentabilité
La rentabilité a été encore renforcée par le lancement de nouveaux projets de construction lucratifs, tels que les sous-marins de type 218SG pour Singapour et les navires de type 212CD pour la Norvège et l’Allemagne. Ces contrats à forte marge ont contribué à un EBIT ajusté de 110 millions d’euros pour les neuf mois clos au 30 juin, en hausse par rapport aux 98 millions d’euros de l’année précédente, la division sous-marins ayant vu ses bénéfices quadrupler.
La croissance future devrait s’accélérer à mesure que la société finalise un accord visant à fournir au Canada une nouvelle flotte de sous-marins et intègre un récent contrat allemand portant sur des frégates dans son carnet de commandes officiel. En tant que leader mondial de l’architecture des sous-marins non nucléaires et de la construction navale modulaire, TKMS soutient actuellement plus de 50 marines à travers le monde. (fc)
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