L’Allemagne prévoit d’investir 12 milliards d’euros dans les frégates MEKO A-200 de TKMS


Principaux renseignements

  • Duitsland gaat 12 miljard euro investeren in acht fregatten van TKMS om zich te wapenen tegen onderzeeërs.
  • Le MEKO A-200 remplace le programme F126, coûteux et en retard.
  • Cette expansion navale renforce la sécurité de l’OTAN alors que les États-Unis se tournent vers l’Asie.

Les législateurs allemands s’apprêtent à autoriser un investissement militaire massif d’un montant total d’environ 12 milliards d’euros pour l’acquisition de jusqu’à huit frégates anti-sous-marines. Réalisé par TKMS AG & Co. KGaA, ce contrat représente l’une des dépenses de défense les plus importantes du gouvernement du chancelier Friedrich Merz cette année. Son approbation est attendue la semaine prochaine lors de réunions à huis clos des commissions du budget et de la défense du Bundestag.

Alignement avec l’OTAN

Cette décision s’inscrit dans l’engagement de l’Allemagne à renforcer la sécurité maritime de l’OTAN en Europe du Nord d’ici 2029. Cette expansion intervient alors que les États-Unis réorientent leur stratégie et leurs ressources militaires vers la région indo-pacifique afin de contrer l’influence croissante de la Chine.

Passage au modèle MEKO A-200

Le ministère de la Défense a opté pour le modèle MEKO A-200 après avoir annulé le programme F126, qui avait été marqué par des retards et une escalade des coûts sous la responsabilité des anciens partenaires, Damen Shipyards Group et la division navale de Rheinmetall.

Les documents financiers indiquent que les quatre premiers navires coûteront 6,6 milliards d’euros, les quatre navires supplémentaires optionnels étant évalués à 5,3 milliards d’euros. À titre de comparaison, le projet F126, qui a échoué, devait atteindre un coût de 18 milliards d’euros.

Calendrier de livraison

La livraison du premier lot de quatre frégates est prévue entre décembre 2029 et mars 2032. L’urgence de ce calendrier a été un facteur déterminant dans la décision d’abandonner le projet F126, qui avait souffert de retards chroniques.

Ce marché fait intervenir un large éventail de sous-traitants, notamment des entreprises mondiales telles que Lockheed Martin, Rolls-Royce, GE Aerospace et Northrop Grumman, ainsi que diverses entités européennes spécialisées. Thales et Hensoldt, qui étaient associées au précédent projet F126, brillent par leur absence dans cet accord. Selon certaines sources, le MEKO A-200 sera plutôt équipé de systèmes de gestion de combat d’origine nord-américaine et d’une technologie radar suédoise. Hensoldt avait précédemment indiqué que le programme F126 annulé aurait représenté un peu plus de 200 millions d’euros, dont une part importante avait déjà été comptabilisée en chiffre d’affaires. (fc)

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