Principaux renseignements
- Le Cd&v souhaite que les rappels de paiement définitifs émis par l’administration soient envoyés par courrier postal.
- Le fait de recourir exclusivement à des notifications numériques peut exposer les citoyens (vulnérables) à des amendes et à l’intervention d’huissiers de justice.
Le Cd&v demande au gouvernement flamand de veiller à ce que les derniers rappels de paiement concernant les impôts ou les factures soient toujours envoyés par courrier postal. C’est ce qu’écrit Nieuwsblad. Le parti estime que le recours exclusif aux canaux électroniques, tels que l’application « Mon profil citoyen » ou l’eBox, est insuffisant et entraîne souvent de graves difficultés financières pour les citoyens.
Négligence numérique
Katrien Schryvers, députée au Parlement flamand, souligne que de nombreuses personnes négligent les notifications numériques ou les lisent trop tard. Cette négligence conduit souvent les citoyens à se voir infliger des pénalités inattendues, des frais de retard supplémentaires ou à perdre certains droits en raison de délais non respectés.
Selon Schryvers, ces problèmes pourraient être évités si le gouvernement était tenu d’envoyer un dernier avertissement gratuit par courrier postal plutôt que de se fier uniquement aux e-mails ou aux portails numériques.
Combler la fracture numérique
L’urgence de cette demande est soulignée par le fait qu’environ 40 pour cent de la population éprouve des difficultés avec les outils numériques. Au-delà de ceux qui manquent de compétences techniques, certains utilisateurs manquent tout simplement des notifications ou sont confrontés à des problèmes techniques, tels que des adresses e-mail obsolètes.
Ces préoccupations se reflètent dans le dernier rapport du Médiateur flamand, qui a relevé de nombreuses plaintes de personnes ayant manqué des communications cruciales concernant les cotisations d’assurance maladie. Schryvers a soumis une proposition au Parlement flamand visant à harmoniser la communication entre les différentes administrations, en insistant sur le fait que les lettres papier constituent une garantie nécessaire contre les défauts de paiement involontaires.
Complications au niveau fédéral
Des problèmes similaires sont apparus au niveau fédéral. Le Médiateur des chemins de fer avait précédemment signalé que la SNCB communiquait parfois exclusivement via eBox au sujet des amendes.
Cela a conduit à des situations où les voyageurs ne découvraient qu’ils devaient de l’argent qu’à l’arrivée d’un huissier, car ils avaient cessé de consulter leur boîte aux lettres numérique ou avaient modifié leurs coordonnées.
Nouvelle réglementation
En réponse à ces risques systémiques, la ministre fédérale de la Numérisation, Vanessa Matz (Les Engagés), travaille à l’élaboration d’une nouvelle réglementation. Afin d’éviter que les utilisateurs ne passent à côté d’informations essentielles, le gouvernement prévoit de désactiver les comptes eBox inactifs depuis plus de six mois, réduisant ainsi le délai actuel d’un an.
(at)
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