L’Angleterre s’attend à un pic considérable de la consommation d’électricité lors du premier match de la Coupe du monde de son équipe nationale


Principaux renseignements

  • Le National Energy System Operator (NESO) se prépare à faire face à un pic de consommation électrique de 800 mégawatts pendant la mi-temps du premier match de l’Angleterre à la Coupe du monde.
  • Les énergies renouvelables fournissent désormais plus de la moitié de l’électricité au Royaume-Uni.
  • L’efficacité énergétique des téléviseurs modernes compense l’augmentation de la demande en énergie liée à un tournoi de plus grande envergure.

Le NESO se prépare à une augmentation significative de la consommation électrique lors du premier match de l’Angleterre contre la Croatie le 17 juin. C’est ce qu’indique Bloomberg. L’une des principales préoccupations des gestionnaires du réseau concerne la mi-temps, durant laquelle une vague massive de téléspectateurs devrait mettre simultanément en marche leurs bouilloires pour préparer du thé, créant ainsi une pression soudaine sur le réseau.

Gérer la pointe de consommation à la mi-temps

Les projections suggèrent que cette pointe pourrait atteindre 800 mégawatts, dépassant le pic de 600 mégawatts enregistré lors du tournoi de 1966. Pour atténuer ces pressions, les techniciens s’appuient sur des sources d’énergie à réponse rapide et des sites de stockage, tels que la centrale hydroélectrique de Dinorwig au Pays de Galles.

Une transition vers un réseau plus vert

La composition même du réseau énergétique britannique a considérablement évolué depuis le milieu du XXe siècle. Alors que le charbon produisait près de 75 pour cent de l’électricité du pays en 1966, il a été entièrement supprimé.

Actuellement, les sources renouvelables comme le solaire et l’éolien contribuent à plus de la moitié de l’approvisionnement total en électricité. Craig Dyke, de NESO, a fait remarquer que ce tournoi sera probablement alimenté par le mix énergétique le plus respectueux de l’environnement à ce jour.

Les coûts énergétiques par match diminuent

Malgré une augmentation de 60 pour cent des besoins globaux en électricité due à un calendrier de tournoi élargi comprenant 40 matchs supplémentaires, le coût énergétique par match a diminué. Les téléviseurs modernes à faible consommation d’énergie ont réduit la puissance nécessaire pour regarder un match d’environ 20 pour cent depuis 1998.

Des pics de consommation d’énergie dans toute l’Europe en raison de la Coupe du monde

Ce phénomène de pics de consommation d’énergie liés aux événements sportifs est courant dans toute l’Europe. Par exemple, le gestionnaire du réseau français, RTE, a observé un pic de 500 mégawatts lors d’un quart de finale — une charge comparable aux besoins énergétiques de Bordeaux — alors que les supporters préparaient à manger et à boire.

Au Royaume-Uni, le pic le plus extrême s’est produit lors de la demi-finale de 1990 contre l’Allemagne de l’Ouest, lorsque la demande a grimpé de 2,8 gigawatts en quelques secondes. Cette surtension équivalait à la mise en marche simultanée de plus d’un million de bouilloires électriques.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus