‘L’Amazon russe’ Ozon signe une entrée fracassante au Nasdaq

EPA-EFE/Bryan R. Smith

Le géant russe de l’e-commerce Ozon a réussi son entrée à la Bourse de New York mardi. Le titre de cet ’Amazon venu de Russie’ a grimpé de près de 34% au cours de sa première séance au Nasdaq.

SI la crise du coronavirus est une véritable catastrophe pour de nombreuses entreprises, elle constitue une opportunité pour d’autres. C’est notamment le cas d’Ozon, surnommé ‘l’Amazon russe’, qui est parvenu à lever près d’un milliard de dollars (990 millions) lors de son entrée au Nasdaq, l’indice new-yorkais à forte coloration technologique, mardi.

Au terme de cette première journée à Wall Street, l’action du groupe russe s’est envolée de pratiquement 34%. Alors que son prix d’introduction avait été fixé à 30 dollars, le titre affichait 40,18 dollars à la clôture. Mardi soir, Ozon valait donc plus de 7,2 milliards de dollars. Dans un premier temps, la firme ne prévoit pas de verser de dividendes, préférant investir dans sa croissance. Ozon n’enregistre pour le moment pas de bénéfices.

L’IPO (offre publique initiale) est conforme aux dernières prévisions, mais elle se révèle bien supérieure aux premières attentes du groupe qui prévoyait initialement de lever 500 millions de dollars, avec une action dont le prix d’introduction devait être compris entre 22,5 et 27,5 dollars.

Amazon et concurrence

Tout comme Amazon, Ozon, fondé en 1998, s’est dans un premier temps concentré sur la vente en ligne de livres. Et à l’image du géant américain, l’entreprise russe d’e-commerce a progressivement diversifié son offre et augmenté son chiffre d’affaires. Une tendance qui a encore été récemment amplifiée par la pandémie de Covid-19. Au premier semestre 2020, les ventes d’Ozon ont bondi de 152% sur un an pour atteindre 77,4 milliards de roubles (841 millions d’euros). À la fin du mois de septembre, son site revendiquait environ 11,4 millions d’utilisateurs actifs.

Mais à l’instar du climat, la concurrence est rude en Russie. Ozon a perdu ces dernières années sa place de leader de l’e-commerce russe au profit de Wildberries, une entreprise spécialisée dans la vente de vêtements. AliExpress (Alibaba) et le groupe Mail.ru, sorte de Google russe, font également partie des concurrents à se disputer le marché.

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