La Suède commande désormais officiellement quatre frégates françaises afin d’assurer la sécurité des voies de navigation en mer Baltique


Principaux renseignements

  • La Suède a désormais officiellement commandé au groupe français Naval Group quatre frégates de défense et d’intervention de la classe FDI.
  • Ces navires renforcent la sécurité maritime en mer Baltique, conformément à la stratégie de l’OTAN.
  • La coopération industrielle permettra le transfert de technologies spécialisées vers des entreprises suédoises.

Lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue à Stockholm, la Marine royale suédoise a conclu un accord avec Naval Group pour l’acquisition de quatre frégates de défense et d’intervention. Le contrat a été signé par Pierre Éric Pommellet, PDG de Naval Group, et Mikael Granholm, de l’Administration suédoise du matériel de défense, en présence du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre suédois Ulf Kristersson. Cet accord est le fruit de discussions directes entre le constructeur naval français et le ministère suédois de la Défense.

Clase FDI

Les navires de classe FDI retenus sont déjà utilisés par les marines grecque et française. L’infrastructure de production étant déjà opérationnelle, Naval Group prévoit d’accélérer le processus, avec pour objectif la livraison du premier navire en 2030.

Ces frégates sont conçues pour naviguer dans des eaux difficiles, notamment l’Atlantique Nord, la mer Baltique et le Grand Nord, et sont équipées du système de missiles ASTER pour une défense antiaérienne robuste.

Alignement sur la stratégie de l’OTAN

Le contre-amiral Johan Norlén, chef de la marine suédoise, a souligné que cette acquisition s’inscrit dans le cadre de l’évolution des priorités stratégiques de la Suède suite à son adhésion à l’OTAN. Il a expliqué que la mission de la marine s’était élargie, passant de la défense côtière nationale à la sécurisation des couloirs maritimes vitaux en mer Baltique, afin de garantir la continuité des approvisionnements vers les États baltes et la Finlande.

Faire face aux menaces navales modernes

Concernant les capacités de ces navires, Norlén a souligné que leur taille permet l’intégration de capteurs et d’armements sophistiqués, nécessaires pour contrer les missiles balistiques et les drones.

Il a également réfuté les arguments en faveur d’une transition vers des systèmes exclusivement autonomes en évoquant le conflit en Ukraine ; il a fait remarquer que si les drones sont efficaces pour empêcher l’accès, ils sont insuffisants pour assurer une protection complète des voies maritimes.

Coopération industrielle

Au-delà de la livraison des navires, l’accord prévoit une alliance industrielle stratégique. Naval Group entend collaborer avec des entreprises suédoises par le partage d’expertise technique et le transfert de technologies spécialisées. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus