Principaux renseignements
- Castelion, une start-up américaine spécialisée dans la défense, a levé 1 milliard de dollars (environ 856 millions d’euros) afin de lancer la production en série du missile hypersonique Blackbeard, proposé à un prix abordable.
- Ce modèle privilégie l’évolutivité et la réduction des coûts de production au détriment des performances de pointe.
- Les responsables américains de la défense prévoient d’en acquérir 10 000 exemplaires pour les déployer avec les systèmes HIMARS et à bord d’avions.
Castelion, une start-up américaine fondée par d’anciens ingénieurs de SpaceX, a présenté le Blackbeard, un missile hypersonique conçu dans un souci d’accessibilité financière.
Cette annonce a coïncidé avec la levée de 1 milliard de dollars (environ 856 millions d’euros) de nouveaux investissements par l’entreprise afin de permettre le lancement de la production. Bien que des essais aient déjà eu lieu, on estime que la version récemment dévoilée est une version de pré-production.
Priorité à la production de masse
L’objectif premier de Castelion est de s’attaquer au coût élevé de la technologie hypersonique. Les prix élevés limitent souvent le nombre de ces armes et, par conséquent, leur utilisation stratégique. C’est pourquoi l’entreprise se concentre sur des missiles pouvant être produits en masse et utilisés de manière plus flexible. Pour cela, elle accepte de sacrifier légèrement les performances.
Mécanisme technique
Techniquement, le Blackbeard utilise un propulseur de type balistique pour lancer un véhicule planant hypersonique (HGV) dépourvu de moteur interne. Une fois que le propulseur a atteint l’altitude et la vitesse nécessaires, il déploie le HGV vers sa destination.
Ce mécanisme le distingue des missiles de croisière hypersoniques, qui utilisent un moteur aspirant de l’air pour maintenir des vitesses supérieures à Mach 5.
Performances
Bien que les données techniques détaillées n’aient pas encore été rendues publiques, Castelion a laissé entendre que l’arme aurait une portée d’un peu moins de 800 kilomètres. Le processus de développement s’est déroulé à un rythme remarquablement rapide : en moins de quatre ans, le projet est passé d’un premier concept à un programme approuvé, dont la mise en service opérationnelle est prévue en 2027.
Déploiement
Le ministère américain de la Défense a déjà manifesté un vif intérêt, dévoilant son intention d’acquérir au moins 10 000 unités « Blackbeard », ainsi qu’un nombre équivalent de missiles de croisière plus abordables, au cours des trois prochaines années.
Le système est conçu pour être déployé via le système de roquettes d’artillerie à haute mobilité M142 (HIMARS) et devrait faire l’objet de prochains essais à bord d’avions F/A-18. (lv)
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