La Russie intègre le nouveau missile de croisière S-71K Kover dans son avion de combat Su-57


Principaux renseignements

  • La Russie a mis au point un nouveau missile de croisière lancé depuis les airs, baptisé S-71K « Kover », destiné à être déployé sur les avions de chasse Su-57.
  • Ce missile peut frapper des cibles situées jusqu’à 300 kilomètres et est équipé d’une ogive à fragmentation hautement explosive de 250 kilogrammes.
  • Il convient de noter que, bien qu’il soit de fabrication russe, le système électronique du S-71K dépend fortement de composants provenant de divers pays étrangers.

Les services de renseignement militaire ukrainiens ont récemment publié des informations concernant un nouveau missile de croisière russe lancé depuis les airs, baptisé S-71K « Kover ». Cette arme est conçue pour être déployée sur les avions de chasse Su-57 et est capable de frapper des cibles situées jusqu’à 300 kilomètres de distance.

Les détails ont été publiés le 27 avril sur le portail War&Sanctions, qui comprend également un modèle 3D du missile, son fonctionnement interne et une analyse de ses systèmes électroniques. Le développement du S-71K est attribué à la United Aircraft Corporation (UAC) russe. Selon les services de renseignement ukrainiens, les forces russes ont utilisé ce missile pour la première fois fin 2025. Certains indices laissent également penser que la Russie pourrait intégrer le S-71K au drone de combat S-70 « Okhotnik » à l’avenir.

250 kg d’explosifs

La conception du missile intègre un système de carburant à réservoirs multiples lui permettant d’atteindre une portée impressionnante. Sa ogive est une bombe aérienne à fragmentation hautement explosive OFAB-250-270 de 250 kg située à l’avant du missile. La structure du S-71K utilise des matériaux composites multicouches à base de fibre de verre, renforcés pour plus de solidité.

Les composants internes sont fabriqués à partir d’alliages d’aluminium. La propulsion est assurée par un turboréacteur R500 fabriqué par une entreprise du groupe UAC. Le système de guidage embarqué repose sur un contrôleur de vol et un système de navigation inertielle utilisant des capteurs relativement basiques. Il est intéressant de noter que de nombreux composants électroniques du missile proviennent de fabricants étrangers, notamment d’entreprises situées aux États-Unis, en Chine, en Suisse, au Japon, en Allemagne, à Taïwan et en Irlande.

Missiles de croisière russes

Cette révélation fait suite à la déclassification par HUR de détails concernant le missile de croisière russe « Izdeliye-30 ». Les informations sur ce missile, publiées le 2 mars, révélaient une portée d’au moins 1 500 km et une ogive de 800 kg.

Si l’« Izdeliye-30 » intègre des systèmes de fabrication nationale, ses composants de navigation et de guidage s’appuient fortement sur des composants électroniques d’origine étrangère provenant de pays tels que les États-Unis, la Suisse, la Corée du Nord et les Pays-Bas.

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