La Russie envisage d’instaurer la peine de mort pour corruption


Principaux renseignements

  • Les législateurs russes proposent la peine capitale pour les fonctionnaires dont la corruption menace la sécurité nationale.
  • Ce projet de loi qualifie le détournement de ressources militaires d’acte de trahison.
  • Ses partisans affirment que les exécutions publiques dissuadent efficacement la criminalité au plus haut niveau du gouvernement.

Les législateurs russes examinent actuellement une proposition visant à instaurer la peine capitale pour les fonctionnaires dont les pratiques de corruption compromettent la sécurité nationale ou la préparation militaire. Selon des informations de RTVI, des membres du parti « Une Russie juste » ont officiellement déposé un projet de loi à la Douma d’État visant à instaurer des sanctions plus sévères à l’encontre des fonctionnaires qui font passer leur intérêt personnel avant la sécurité de l’État et de sa population.

Mettre en danger la sécurité publique

Le projet de loi vise à modifier le Code pénal en introduisant une catégorie spécifique d’infraction : la corruption qui porte atteinte aux capacités défensives du pays. Sergueï Mironov, chef du groupe parlementaire, a fait valoir que les lois existantes ne parviennent pas à combler le fossé entre la corruption courante et la haute trahison.

Il soutient que les fonctionnaires qui compromettent intentionnellement la sécurité publique pour des raisons égoïstes trahissent de fait l’intérêt national et que, par conséquent, leurs actes devraient être considérés avec la même sévérité que l’espionnage.

La corruption assimilée à la trahison

M. Mironov a souligné que les détournements de fonds concernant les infrastructures militaires, la production d’armement ou l’approvisionnement des troupes ne devraient pas être qualifiés de simples vols. Il a affirmé que de tels crimes peuvent entraîner la perte de vies humaines, tant parmi les civils que parmi les soldats, ce qui en fait des actes de trahison justifiant une punition « impitoyable ».

Selon lui, le recours à la peine de mort est une réaction nécessaire face à la situation critique à laquelle la nation est actuellement confrontée.

Effet dissuasif

Les partisans du projet de loi affirment que cette approche s’aligne sur les cadres juridiques d’autres nations, citant la Chine, la Thaïlande et le Vietnam comme exemples de pays où la corruption extrême est punie de la peine de mort. La documentation accompagnant la proposition suggère en outre que les exécutions publiques, telles qu’elles sont pratiquées en Chine, constituent un moyen efficace de dissuader d’autres personnes de se livrer à des comportements criminels similaires. (fc)

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