La proposition suisse d’augmenter les droits de succession inquiète les riches


Principaux renseignements

  • Une proposition visant à instaurer un droit de succession de 50 pour cent sur les montants supérieurs à 50 millions de francs suisses (environ 53 millions d’euros) a pour objectif de financer des initiatives contre le changement climatique.
  • Ce projet se heurte à une forte opposition, car on craint que les riches résidents quittent la Suisse et que les recettes fiscales totales diminuent.
  • Malgré l’incertitude, les banques privées suisses restent confiantes dans la position de la Suisse en tant que destination de premier plan pour la gestion de fortune internationale.

La Suisse, sanctuaire de longue date pour les grandes fortunes, est confrontée à un bouleversement potentiel en raison d’un projet d’impôt sur les successions. Cette mesure vise à prélever un impôt de 50 pour cent sur les héritages et les dons dépassant 50 millions de francs suisses (environ 53 millions d’euros).

Malgré l’intention de financer des initiatives contre le changement climatique, la proposition a suscité beaucoup de controverses et d’inquiétudes parmi les habitants les plus riches de Suisse. Les récents sondages d’opinion montrent un faible soutien de la population, avec seulement 30 pour cent de partisans.

Inquiétudes sur mobilité

La taxe proposée a suscité des débats sur la mobilité des richesses et l’éventuel exode des personnes fortunées hors de Suisse. Des experts ont déclaré à CNBC qu’ils comparaient ce groupe à des reines d’échecs, très mobiles et capables d’optimiser stratégiquement leur charge fiscale. Certains craignent qu’un impôt sur les successions de 50 pour cent ne décourage les capitaux étrangers et n’entraîne une diminution des recettes fiscales globales.

Efforts de lobbying

Le lobby des entreprises suisses s’est fortement opposé à la proposition, soulignant l’importance des contribuables à hauts revenus dans le financement de l’État. Toutefois, les partisans de la proposition soutiennent que le paysage concurrentiel de la Suisse reste solide, offrant un équilibre entre la fiscalité et les services publics.

Malgré l’incertitude quant au résultat du référendum, les banques privées suisses restent confiantes dans la position du pays en tant que destination de choix pour la gestion de fortune internationale. Elles soulignent la solidité de l’écosystème qui soutient le secteur financier suisse.

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