La présence d’espaces verts à proximité jouerait un rôle sur les risques d’AVC, selon une nouvelle étude

Les citadins qui vivent à proximité d’espaces verts auraient 16% moins de chance d’être victimes d’un AVC, selon une étude.

Nombreux sont les bienfaits des espaces verts sur la santé des citadins. Ils les encouragent à l’activité physique, améliorent l’air, réduisent le stress et apaisent la population, mais selon une nouvelle étude, ils auraient d’autres vertus. Des chercheurs espagnols en sont en effet arrivés à la conclusion que vivre à proximité d’espaces verts réduisait les risques d’AVC de 16%.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont fait comparer le nombre d’espaces verts situés à moins de 300 mètres d’habitations et les données de santé de 3,5 millions d’adultes résidant dans la région de Catalogne.

Un lien à étudier

« L’étude démontre l’importance des déterminants environnementaux dans le risque d’AVC », a déclaré la neurologue Carla Avellaneda, de l’IMIM-Hospital del Mar à Barcelone.

Bien que les résultats de leur recherche ne prouvent pas qu’il y ait un lien de causalité directe entre les espaces verts et la réduction du risque d’AVC, les chercheurs estiment que l’association est suffisamment forte pour justifier une enquête plus approfondie. Ils souhaitent étayer l’hypothèse selon laquelle l’abondance de nature à proximité est bénéfique pour la santé.

« Étant donné qu’il est prévu que l’incidence, la mortalité et l’invalidité attribuées à la maladie augmenteront dans les années à venir, il est important de comprendre tous les facteurs de risque impliqués », argue la chercheuse.

Atténuer la pollution?

D’autres facteurs sont évidemment à ne pas négliger, concèdent les chercheurs. Ils ont d’ailleurs pris en compte trois polluants atmosphériques dans leur étude ; le dioxyde d’azote, les particules fines de moins de 2,5 microns d’épaisseur et les particules de suie. Des polluants présents en masse dans les villes qui sont connus pour accroitre les risques d’accident vasculaire cérébral.

Or, d’après leurs observations, les citadins vivants à proximité d’espaces verts étaient moins sujets aux AVC. C’est pourquoi les chercheurs prônent – en plus d’approfondir leur recherche – que les villes soient repensées pour intégrer davantage de verdures et d’espaces naturels.

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