La Mission Atemis 1 est prête à décoller : qu’allons-nous emmener dans l’espace ?

C’est indubitablement un jour historique : la première fusée du programme lunaire Artemis est prête sur son pas de tir. Son lancement est prévu cette après-midi, vers 14h, heure belge. Ce n’est pas la grande réédition de l’exploit de 1969 certes, mais c’est quand même un moment important : l’humanité retourne sur la Lune.

Ou presque, car si le programme compte bien amener un équipage sur le sol lunaire d’ici 2025, Artemis 1 reste un vol inhabité, qui a pour objectif de valider le fonctionnement en vol du lanceur SLS et de l’ensemble des systèmes du vaisseau Orion. Celui-ci devra se placer sur une orbite lunaire haute avant de revenir sur Terre et d’effectuer une rentrée atmosphérique.

Répétition générale avant le grand alunissage

Si Artemis I se déroule de manière optimale, la prochaine mission du programme devra embarquer en 2024 un équipage qui effectuera une deuxième répétition avant la mission Artemis III qui doit débarquer des hommes sur la Lune au plus tôt en 2025.

Mais ce n’est pas pour autant que le vaisseau spatial est vide. Au sommet de la plus puissante fusée jamais construite se trouvent quelques inertes passagers pour cet aller-retour dans l’espace. Shaun, le personnage principal de la série télévisée animée Shaun the Sheep, a été mandaté spécialement par la NASA, sous la forme d’une peluche qui sera notre ambassadeur dans l’espace. Il sera accompagné d’un jouet Snoopy, une tradition que maintient la NASA depuis le module Apollo 10, dont c’était le surnom. Les mouvements des deux peluches permettront d’observer les phases d’apesanteur.

Plus pertinent d’un point de vue scientifique, le vol accueillera aussi un mannequin grandeur nature vêtu d’une combinaison de vol orange occupera le siège du commandant, équipé de capteurs de vibration et d’accélération, relève The Guardian. Celui-ci a été baptisé Moonikin Campos à l’issue d’un concours public, en l’honneur d’Arturo Campos, un ingénieur de la NASA qui a contribué à sauver Apollo 13 du désastre en 1970. Deux autres mannequins fabriqués dans un matériau simulant le tissu humain mesureront les radiations cosmiques. Ces deux torses sans membres ont été baptisés Helga et Zohar, et l’un d’entre eux porte un gilet de protection expérimental de fabrication israélienne.

Les reliques d’Apollo 11

Outre ces mannequins, Artemis 1 emportera aussi une dizaine de cubesats, mais ces microsatellites ayant déjà été placés dans le vaisseau depuis longtemps alors que le vol était sans cesse retardé, la NASA estime que certains sont déjà trop déchargés pour fonctionner correctement. La charge utile comprend aussi un prototype de voile solaire.

Enfin, la gigantesque fusée emportera, pour le symbole, quelques éclats de roches lunaires recueillis par Neil Armstrong et Buzz Aldrin en 1969, ainsi qu’un boulon d’un des moteurs de la fusée Apollo 11, repêché en mer il y a dix ans.

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