La Hongrie vise l’adoption de l’euro d’ici 2030


Principaux renseignements

  • Le nouveau gouvernement pro-européen dirigé par Péter Magyar, en Hongrie, a pour objectif d’adopter l’euro en 2030.
  • L’adhésion à la zone euro pourrait apporter des avantages tels que des coûts d’emprunt réduits, mais présente également des risques tels que l’inflation.
  • Le respect des critères de Maastricht pour l’adoption de l’euro reste un défi pour la Hongrie.

Après sa victoire écrasante aux élections du 12 avril, le Parti pro-européen Respect et Liberté (Tisza) de Hongrie s’est fixé pour objectif d’adopter l’euro d’ici 2030.

Pro-UE

Dirigé par Péter Magyar, Tisza a mis fin aux 16 ans de règne de Viktor Orbán avec une majorité qualifiée des deux tiers, ouvrant la voie à une approche plus favorable à l’UE et à d’éventuelles modifications constitutionnelles.

András Kármán, économiste en chef de Tisza et probable futur ministre des Finances, a déclaré que l’objectif était de remplir les conditions nécessaires à l’adoption de l’euro d’ici 2030. Tout en soulignant que cette date n’était pas officiellement confirmée, Kármán a indiqué qu’une adoption plus précoce pourrait être envisageable si les circonstances le permettaient.

Défis à venir

Malgré un large soutien de l’opinion publique en faveur de l’adhésion à la zone euro, la Hongrie s’est, ces dernières années, de plus en plus éloignée du respect des critères de Maastricht, selon un rapport de GKI Economic Research publié le 15 avril. Le rapport met en avant les avantages potentiels de l’adoption de l’euro, tels que la baisse des coûts d’emprunt et la réduction des frais de transaction.

Cependant, il met également en garde contre les risques potentiels liés à l’abandon du contrôle monétaire indépendant, notamment une inflation accrue et une instabilité économique plus générale en l’absence de politiques économiques cohérentes.

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