La France développe, en collaboration avec Naval Group, un grand sous-marin de combat sans équipage capable d’effectuer des missions de manière autonome


Principaux renseignements

  • Naval Group is developing the UCUV, a new extra-large unmanned combat submarine, for France by 2028.
  • Le logiciel avancé Steeris OB permet une navigation autonome en temps réel dans des environnements restreints.
  • La France rejoint les États-Unis et l’Australie dans la course à la suprématie navale robotique.

Naval Group a été mandaté par l’Agence française de l’innovation de défense et la DGA pour développer l’UCUV, un sous-marin de combat sans pilote de grande envergure.

Maritime tests

Ce projet de démonstrateur, dont les premiers essais en mer sont prévus en 2028, marque l’entrée de la France dans le domaine des submersibles robotisés de très grande taille capables de mener des opérations autonomes de longue durée.

Si les modalités financières précises, le nombre d’unités et les dimensions techniques de l’engin restent confidentiels, les directives gouvernementales antérieures indiquaient la nécessité d’une plateforme pesant plus de 10 tonnes et mesurant plus de 10 mètres de long.

UCUV Naval Group
Naval Group

Plusieurs objectifs

Conçu pour répondre aux évolutions de la guerre moderne, ce sous-marin sera probablement utilisé pour la protection des flottes navales, la surveillance des activités sous-marines et la collecte de renseignements.

De plus, il est destiné à servir de navire-mère pour le déploiement et la récupération de drones aquatiques plus petits. Afin de garantir le bon déroulement du projet dans le respect du budget, Naval Group s’est appuyé sur un prototype d’XL-UUV financé par des fonds privés et testé en 2023 pour affiner des capacités essentielles telles que la sécurité de la navigation, l’intégration de la charge utile et l’autonomie.

Système autonome

Une suite logicielle sophistiquée, baptisée Steeris OB, servira de centre de commande du drone. Ce système autonome permet au sous-marin d’adapter son comportement et son itinéraire en temps réel en fonction des changements tactiques, ce qui lui permet de fonctionner dans des environnements où les communications sont limitées, sous supervision humaine générale.

Cette capacité permet au drone d’opérer soit de manière indépendante, soit en coordination avec d’autres moyens navals.

Maritime drones

L’initiative française s’inscrit dans les tendances mondiales en matière de modernisation navale, dans la lignée de l’acquisition par la Marine américaine du Boeing Orca et de la mise en service par l’Australie de l’Anduril Ghost Shark.

Naval Group étend actuellement son portefeuille de systèmes sans pilote à travers quatre catégories principales : les navires de surface (Seaquest), les véhicules sous-marins (Seagent), le renseignement de mission (Steeris) et les systèmes de déploiement (Sealken). Cette orientation stratégique a été encore soulignée par la récente présentation du SCX26, un concept de navire de surface spécialement conçu pour gérer des essaims de drones. (fc)

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