La Deutsche Bank prévoit une forte croissance des bénéfices des entreprises européennes


Principaux renseignements

  • Les bénéfices des entreprises européennes devraient progresser de 14 pour cent au deuxième trimestre.
  • Les gains enregistrés par le secteur de l’énergie sont à l’origine de la quasi-totalité de cette croissance prévue.
  • Le resserrement des écarts de rentabilité oriente les préférences d’investissement vers les actions européennes.

Selon une analyse récente de la Deutsche Bank, les bénéfices des entreprises européennes devraient augmenter considérablement au cours du deuxième trimestre. Alors que le consensus du marché table sur une hausse de 12 pour cent en glissement annuel pour l’indice STOXX 600, la Deutsche Bank prévoit un taux de croissance légèrement supérieur, à 14 pour cent, alimenté par des révisions optimistes avant la période de publication des résultats.

L’impact des prix de l’énergie

Cette croissance est fortement concentrée dans le secteur de l’énergie, où les bénéfices devraient bondir de 84 pour cent. Les stratèges soulignent que, comme de nombreuses entreprises dépendantes de l’énergie ont recours à des stratégies de couverture, l’avantage financier immédiat pour les producteurs d’énergie l’emporte sur l’impact négatif différé pour les consommateurs. En revanche, si l’on exclut le secteur de l’énergie de l’équation, la croissance globale tombe à un modeste 3 pour cent.

Les performances varient considérablement d’un secteur à l’autre. Alors que les secteurs de l’industrie et de la chimie devraient afficher une bonne tenue, la croissance du secteur bancaire devrait ralentir pour s’établir à un rythme à un chiffre moyen. Le secteur de la santé continue de connaître des difficultés, confronté à son troisième trimestre consécutif de pertes, tandis que le secteur automobile s’apprête à enregistrer son premier retour à des bénéfices positifs depuis 2023.

Prévisions à long terme

À l’horizon 2026, les révisions pour l’ensemble de l’année affichent une tendance à la hausse, laissant entrevoir un taux de croissance de 13 pour cent pour l’indice STOXX 600, avec des améliorations observées dans les secteurs cycliques tels que la chimie et les ressources de base. En revanche, les secteurs des produits de luxe, du voyage, des biens de première nécessité et de l’automobile continuent de faire face à des vents contraires.

L’écart de bénéfices entre les États-Unis et l’Europe se réduit

Cela indique que l’écart de bénéfices qui existait auparavant entre les entreprises américaines et européennes commence à se réduire, avec une convergence totale possible d’ici le quatrième trimestre. En conséquence, la Deutsche Bank a revu sa préférence antérieure pour les actions américaines.

La banque maintient néanmoins une prévision de croissance de 10 pour cent pour l’indice STOXX 600 sur l’ensemble de l’année, tout en soulignant que cette estimation est peut-être un peu prudente, compte tenu de la volatilité des cours du pétrole due aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

(at)

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