La chasse aux logements AirBnB illégaux est lancée à Bruxelles

Airbnb – isopix

De nombreuses villes touristiques sont touchées par le phénomène AirBnB. De nombreuses habitations sont transformées en logement à louer pour quelques jours. Et Bruxelles n’y échappe pas non plus. Un règlement existe pour les éviter et les contrôles se sont intensifiés depuis cet été.

A Bruxelles, les biens proposés sur AirBnB doivent s’enregistrer auprès de la région. Les logements doivent alors respecter une série de conditions dont une limitation de location fixée à 90 jours par an, comme l’explique le journal Le Soir.

Mais si on compare les chiffres de la Ville de Bruxelles à ceux d’Insider AirBnB qui collecte les données sur les logements référencés sur le site, on remarque tout de suite qu’il y a problème. Depuis que le règlement bruxellois sur les logements AirBnB a été publié, en 2014, seulement 700 demandes ont été envoyées à la commune. Pourtant, le site de location d’hébergement privé en recense 2.217 dans cette zone.

La chasse est ouverte

Pour lutter contre ce problème, la région Bruxelloise a engagé deux inspecteurs. Depuis l’été, ils se basent sur des plaintes de riverains pour mener leurs enquêtes. Elles semblent d’ailleurs bien porter leurs fruits puisqu’une quarantaine de mises en demeure ont été envoyées au cours des derniers mois, explique Ian Calcoen, l’un des deux contrôleurs, au journal Le Soir.

Le propriétaire du logement a un certain délai pour remettre son bien sur le marché locatif habituel. Dans le cas contraire, une amende allant jusqu’à 100.000 euros lui sera infligée.

Mais la difficulté de ces recherches se trouve dans le système de location d’AirBnB. Même s’il est possible de voir tous les logements disponibles sur Bruxelles, il est impossible d’avoir une adresse tant qu’une réservation n’est pas validée. Lorsque les plaintes seront épuisées, il deviendra difficile de poursuivre les infractions sans la coopération de l’entreprise AirBnB.

Le problème des logements AirBnB

Louer son logement quelques jours par an sur AirBnB lorsque les propriétaires sont en congé ne pose pas de problème à la Région. Mais le problème se pose quand des personnes achètent des biens pour les louer toute l’année sur cette plateforme. Cela signifie que des personnes qui veulent habiter Bruxelles et s’y domicilier n’y ont pas accès.

La Région bruxelloise a un gros problème de logements, car il y a plus de demandes que d’offres, ce qui mène à la hausse des prix des habitations et à la location de logements non conformes et insalubres. Il est donc interdit de retirer une maison ou un appartement du parc immobilier. Et c’est pourtant ce que font les personnes qui louent à l’année leur logement sur AirBnB.