Principaux renseignements
- La Belgique a adopté une nouvelle loi sur la migration de main-d’œuvre, présentée par la ministre Anneleen Van Bossuyt.
- La nouvelle réforme belge en matière de migration de main-d’œuvre vise à lutter contre la fraude en donnant à l’Office de l’immigration les moyens d’enquêter sur les cas suspects.
- La Belgique cherche à attirer des talents étrangers hautement qualifiés en simplifiant la procédure de la carte bleue et en améliorant les procédures de regroupement familial.
La Belgique prend des mesures pour réformer ses politiques en matière de migration de main-d’œuvre. La nouvelle législation vise à lutter contre la fraude et les abus du système de permis de travail tout en facilitant l’entrée dans le pays des travailleurs hautement qualifiés originaires de pays hors de l’Union européenne.
Lutte contre les pratiques frauduleuses
Sous l’impulsion de la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, la proposition vise à éliminer les pratiques frauduleuses telles que l’utilisation de faux documents ou la création de sociétés fictives destinées à contourner les lois sur l’immigration.
L’Office de l’immigration se verrait conférer des pouvoirs accrus pour enquêter sur les cas présumés d’abus et rejeter les demandes présentant des signaux d’alerte, tels que des documents douteux, des sociétés apparemment créées uniquement à des fins migratoires ou des divergences entre l’emploi déclaré et les intentions réelles.
Un aspect crucial de la réforme est qu’elle établit une distinction entre les personnes qui commettent des fraudes et celles qui sont exploitées. Les victimes de fraude sociale perpétrée par des employeurs bénéficieront d’une protection juridique renforcée. « Notre objectif est de cibler les employeurs et les structures frauduleuses, et non les travailleurs victimes d’exploitation », a souligné Mme Van Bossuyt.
Attirer des travailleurs hautement qualifiés
Afin d’attirer des talents étrangers hautement qualifiés, la Belgique entend rendre sa participation au système européen de la carte bleue plus attrayante. Les délais de traitement des demandes de carte bleue seraient ramenés à un maximum de 90 jours, les procédures de regroupement familial simplifiées et la mobilité au sein de l’UE facilitée. Cette double approche vise à la fois à lutter contre les abus et à accueillir les personnes qui contribuent positivement à l’économie belge.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

