La Belgique est critiquée pour la vente de gré à gré d’une participation dans Belfius


Principaux renseignements

  • La Belgique prévoit de céder une participation de 20 pour cent dans Belfius par le biais d’un placement privé afin de lever 2 milliards d’euros.
  • Les détracteurs réclament une introduction en bourse afin de permettre aux investisseurs particuliers de devenir actionnaires de la banque.
  • Les responsables gouvernementaux rejettent l’option d’une introduction en bourse par crainte de la volatilité des marchés.

Le gouvernement belge fait face à une vive opposition de la part des groupes politiques d’opposition et des défenseurs des petits investisseurs suite à sa décision de céder une participation de 20 pour cent dans Belfius par le biais d’un placement privé.

Gérée par la Société Fédérale de Participations et d’Investissement (SFPIM), la sélection des acquéreurs devrait s’achever d’ici la fin de l’année, l’État visant à générer environ 2 milliards d’euros grâce à cette transaction.

Réduire la dette publique

Alors que les responsables de la Société fédérale de holding et d’investissement et de Belfius ont défendu cette approche, les détracteurs affirment que cette stratégie est motivée par un besoin désespéré de réduire la dette publique.

Des partis tels qu’Ecolo-Groen, le PS et Anders de Belgique suggèrent que le gouvernement privilégie un apport financier rapide visant à apaiser les analystes de marché plutôt qu’un processus plus inclusif.

Appel à une introduction en bourse

Les opposants à la vente au secteur privé réclament plutôt une introduction en bourse (IPO). Des représentants de la Fédération flamande des investisseurs et divers responsables politiques se sont interrogés sur les raisons pour lesquelles le grand public est mis à l’écart. Ben Grangé, président de la Fédération flamande des investisseurs, a fait valoir que les citoyens belges, qui ont contribué à la stabilité de la banque, devraient avoir la possibilité de détenir des actions, qualifiant une introduction en bourse d’acte démocratique.

De même, Meyrem Almaci, d’Ecolo-Groen, et Alexia Bertrand, d’Anders, ont plaidé en faveur d’un modèle de « capitalisme populaire » qui tirerait parti des niveaux élevés d’épargne nationale.

Craintes liées à la volatilité des marchés

Le gouvernement a rejeté l’idée d’une introduction en bourse, affirmant qu’une introduction en bourse est trop volatile et pourrait ne pas attirer des actionnaires attachés à la vision à long terme de la banque. Cependant, Benoît van den Hove, d’Euronext Bruxelles, a contesté ce point de vue, soulignant que les conditions actuelles du marché — favorisées par des taux d’intérêt élevés — sont idéales.

Il a mis en avant un regain d’intérêt récent pour le marché boursier chez les investisseurs particuliers européens et belges, laissant entendre que l’engouement du public pour une telle offre serait fort. (fc)

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