La Banque centrale russe devrait baisser ses taux d’intérêt afin de soutenir la croissance économique


Principaux renseignements

  • La Banque centrale russe devrait abaisser aujourd’hui son taux directeur à 14,5 pour cent.
  • Le ralentissement de l’économie russe incite à des baisses de taux plus agressives malgré les risques inflationnistes.
  • Les industries exportatrices devraient bénéficier de la hausse des prix mondiaux et de la demande provoquée par le conflit au Moyen-Orient.

La banque centrale russe devrait abaisser son taux directeur à 14,5 pour cent lors d’une réunion ce vendredi. Cela marquerait la cinquième baisse consécutive de 50 points de base, reflétant la pression exercée sur les décideurs politiques par un ralentissement économique. Alors que les prévisions officielles tablent sur une croissance pour l’année, les données récentes suggèrent une contraction, ce qui a incité le président Poutine à demander des explications et à exiger des mesures.

Le ralentissement de la croissance entraîne des baisses de taux

Le ralentissement est manifeste dans divers indicateurs économiques, ce qui conduit les analystes à anticiper des baisses de taux plus agressives à l’avenir. Cependant, l’incertitude entourant les dépenses publiques et l’impact potentiel du conflit au Moyen-Orient limitent actuellement les actions de la banque centrale. Des inquiétudes persistent quant au fait que les bénéfices des entreprises sont consacrés au service de la dette plutôt qu’à l’investissement, ce qui contribue davantage à la baisse de la production.

La Banque de Russie cite les risques inflationnistes à long terme liés à la confrontation entre les États-Unis et l’Iran comme un facteur clé de son approche prudente. Si l’impact précis sur les prix intérieurs reste incertain, la hausse des dépenses publiques constitue un défi supplémentaire pour les efforts de maîtrise de l’inflation.

Modération de l’inflation

Malgré le ralentissement, la hausse des prix s’est légèrement modérée ces derniers mois et les anticipations d’inflation ont baissé. La banque centrale considère cette contraction comme une période d’ajustement temporaire permettant aux ménages et aux entreprises de s’adapter à la hausse des impôts. Elle anticipe une reprise de la croissance dans les secteurs de consommation tout en reconnaissant que d’autres industries ont besoin de plus de temps pour s’adapter.

Les industries orientées vers l’exportation devraient bénéficier de la hausse des prix mondiaux et de la demande stimulée par le conflit au Moyen-Orient. La gouverneure Nabiullina continue de qualifier le ralentissement de « modération gérable » d’une économie en surchauffe, ce qui correspond largement aux attentes. Cependant, les analystes mettent en garde contre le fait que les risques inflationnistes découlant du conflit au Moyen-Orient pourraient limiter de nouvelles baisses de taux à court terme.

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