L’Estonie réclame une interdiction à vie de l’espace Schengen pour les soldats russes


Principaux renseignements

  • Le Premier ministre estonien propose d’interdire à vie l’entrée des soldats russes dans l’espace Schengen pour des raisons de sécurité.
  • Le gouvernement estonien estime qu’un effort commun des États membres de l’UE est nécessaire pour mettre en œuvre efficacement cette interdiction.
  • Le Premier ministre Michal souligne la nécessité tant de l’article 42.7 du traité de l’UE que de l’article cinq de l’OTAN pour la défense collective en cas d’agression.

Le Premier ministre estonien Kristen Michal veut interdire à vie l’accès à l’espace Schengen aux militaires russes, déclare-t-il dans un entretien avec Euronews. Le chef du gouvernement considère les soldats comme un danger potentiel pour la sécurité de l’Union européenne.

Inquiétudes concernant les menaces potentielles

Michal fait valoir que ces individus, dont il considère beaucoup comme des criminels, sont glorifiés en Russie et pourraient constituer une menace une fois les hostilités en Ukraine terminées. Il imagine qu’ils pourraient former des armées privées et opérer sur plusieurs continents. Michal s’adresse directement au public, lui demandant s’il souhaiterait voir de tels individus près de chez lui, soulignant ainsi la nécessité d’une interdiction.

L’Estonie a déjà pris des mesures en interdisant l’entrée sur son territoire à environ 1 300 combattants russes, mais reconnaît que cette tâche colossale nécessite une action collective de tous les États membres. Le gouvernement estonien a activement sollicité le soutien de l’Union européenne pour cette proposition, que les dirigeants ont officiellement intégrée aux conclusions du sommet européen de mars.

Responsabilité partagée entre les États membres

Bien que chaque pays de l’UE accorde ses propres visas, la Commission européenne prône des règles communes pour plus de cohérence. Vu le grand nombre de militaires russes, Michal souligne la nécessité d’une responsabilité partagée entre les États membres. Une interdiction est selon lui cruciale et réalisable par un effort commun.

La haute représentante Kaja Kallas indique que la proposition sera prête à être discutée lors du sommet de juin. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de discussions plus larges au sein de l’UE concernant l’assistance mutuelle face à une agression armée. Chypre, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union, a lancé une réflexion sur l’article 42.7 des traités de l’UE, qui prévoit l’assistance mutuelle dans de tels scénarios.

Coexistence et confiance dans les alliances

Michal estime que l’article 42.7 et l’article 5 de l’OTAN peuvent coexister efficacement. Il met en avant des cas où le soutien des alliés s’est avéré crucial, démontrant ainsi la valeur pratique des mécanismes de défense collective. Concernant les menaces du président américain Donald Trump de se retirer de l’OTAN, Michal se dit confiant dans l’efficacité militaire de l’alliance malgré les manœuvres politiques. (fc)

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