« L’inflation d’octobre est un vrai changement de cap » : Wall Street pourrait gagner 25% d’ici la fin de l’année

Une inflation qui commence à ralentir, et qui devrait continuer sur cette voie, pourrait être le carburant pour une grosse reprise à Wall Street. Des comparaisons avec des données historiques montrent aussi des perspectives positives, selon Tom Lee, analyste pour Fundstrat.

Pourquoi est-ce important ?

Est-ce le fameux "pivot" de la Fed ? Ce n'est pas encore certain, mais le taux d'inflation pour le mois d'octobre (7,7% en glissement annuel), moins élevé que prévu, a poussé les marchés à la hausse, dans l'espoir que les prochaines hausses de taux d'intérêts seront moins élevées. Cette relance pourra-t-elle s'installer durablement ?

Dans l’actu : un rapport de la société de recherche sur les marchés, Fundstrat.

  • « Un vrai changement de cap », estime l’analyste Tom Lee dans le rapport, cité par Markets Insider, en parlant du taux d’inflation américain. Sur le mois d’octobre, la vie était 7,7% plus chère qu’un an avant, soit un ralentissement par rapport aux 8,2% encore affichés en septembre.
  • L’évolution de l’inflation serait une nouvelle qui devrait faire du bien à Wall Street. Pour l’expert, le S&P 500 devrait gagner pas moins de 25% – ce qui serait un nouveau record, avec pas loin de 5.000 points ; et ce sur les 50 jours à venir (c’est-à-dire jusqu’au jour de l’an).
  • Jeudi, après l’annonce du chiffre de l’inflation et avant la publication de l’étude de Fundstrat, l’indice phare de la bourse de New York avait déjà gagné 5,5%. Vendredi il a continué de grimper, à hauteur de près de 1%.

L’essentiel : l’inflation devrait continuer sa chute.

  • C’est que l’inflation devrait rester sur cette voie et continuer à ralentir, continue l’expert. D’abord car le prix des logements, en glissement mensuel, a augmenté de 0,6% en octobre, ce qui est un ralentissement par rapport au 0,8% de septembre. Ainsi, le prix des logements « tend vers la réalité du marché, la déflation », estime l’expert.
  • Ensuite, d’autres prix continuent leur tendance à la baisse, notamment le prix des assurances maladie, des biens durables et des véhicules de deuxième main.
  • L’inflation de base serait donc amenée à ralentir. « Il existe des facteurs, qui sont en train de se mettre en place, qui ralentiront massivement l’inflation de base au cours des prochains mois et il est possible que nous assistions à trois ou quatre mois consécutifs de +0,3 % d’inflation de base, en comparaison mensuelle », explique Lee.
  • Résultat : la pause des hausses des taux d’intérêt serait imminente.

Le détail : pas que la baisse de l’inflation plaide pour un rebond.

  • Pour Lee, c’est aussi dans les données historiques qu’on peut lire que la bourse va reprendre des couleurs. Il analyse des chiffres qui remontent jusqu’à 1871. En moyenne, lorsque le taux de rendement d’une obligation d’Etat américaine à dix ans se trouve entre 3,5 et 5,5% (comme c’est le cas aujourd’hui, avec 3,8%), le ratio prix-bénéfice (qui compare le prix de l’action aux bénéfices de l’entreprise) est de 19.
  • Selon les chiffres du 4 novembre sur lesquels l’analyste se base, ce ratio est de 16,1 pour les bénéfices estimés sur les douze mois à venir, et de 17,8 pour les bénéfices des douze derniers mois, pour le S&P 500. Le prix des actions peut donc encore augmenter.
  • Autre comparaison historique que fait Lee : « Rappelons qu’en 1982, après le creux final d’août 1982, le S&P 500 a atteint un nouveau sommet historique en 4 mois, effaçant tout un marché baissier qui avait duré 27 mois. C’était un rallye vertical. Vertical! » En 1982, le marché boursier était reparti à la hausse avant que l’inflation ne soit redescendue aux 2%, ajoute-t-il encore.
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