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‘Il y a 50% de chances pour qu’on vive dans une simulation’

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17/10/2020 | Olivier Daelen | 6 min de lecture

Keanu Reeves - Matrix.

L’affirmation suscite certainement chez vous beaucoup de scepticisme, mais elle émane d’un astronome tout à fait sérieux de l’université de Columbia (New York). D’après ses calculs, il y a une chance sur deux pour que nous évoluions dans une simulation. Explications.

En 2003, le philosophe Nick Bostrom, de l’université d’Oxford, développait une théorie selon laquelle il était possible que notre réalité ne soit en fait qu’une simulation informatique imaginée par une civilisation extrêmement avancée.

D’après lui, une de ces trois hypothèses était correcte :

  • Aucune civi­li­sa­tion ne peut atteindre le stade tech­no­lo­gique néces­saire pour créer des simu­la­tions de réalité.
  • Aucune civi­li­sa­tion ayant atteint ce stade n’a d’intérêt à créer des simu­la­tions de réalité.
  • Nous sommes presque certains de vivre dans une simulation de réalité

Une théorie remise au goût du jour

17 ans plus tard, l’astronome David Kipping, de l’université Columbia (New York), reprend ce ‘trilemne’ de Bostrom. En l’affinant, il en conclut que nos chances d’évoluer dans une simulation de réalité seraient plutôt proches de 50%.

Pour établir ses calculs, Kipping a utilisé la méthode de l’inférence bayésienne. Celle-ci préconise de calculer les probabilités de différentes causes hypothétiques à partir de nos observations du réel. Cette méthode d’analyse statistique applique ainsi la théorie des probabilités à l’inductivisme.

Kipping a basé ses calculs sur le principe de l’inférence bayésienne – ©blog-lecerveau.com

Première conclusion : Pour Kipping, les deux premières propositions de Bostrom peuvent être réunies en une seule car elles mènent à un même résultat : nous ne vivons pas dans une simulation de réalité.

Dès lors, il reste deux hypothèses : Soit nous vivons dans une simulation de réalité, soit nous nous n’y vivons pas.

Kipping leur applique le ‘principe d’indifférence’, qui stipule qu’en l’absence de toute preuve pertinente, il faut répartir la même crédibilité à tous les résultats possibles de l’étude.

Deuxième conclusion : Les chances que nous vivions dans une réalité physique ou une réalité simulées sont semblables. Soit 50/50.

Vers une probabilité encore plus grande à l’avenir ?

Kipping est allé plus loin. Pour lui, si nous arrivons à créer un jour une réalité simulée dans laquelle évoluent des êtres conscients, nous serions presque certains de nous-mêmes vivre au sein d’une réalité simulée.

‘Le jour où nous inventerons cette technologie, cela fera passer la probabilité que nous soyons réels d’un peu plus de 50% à presque rien. Il s’agirait là d’une célébration très étrange de notre génie’, a-t-il déclaré.

La scientificité de Kipping remise en doute

Toutefois, la seconde explication de Kipping a hérissé les poils de bon nombre de scientifiques. Elle a même poussé Houman Owhadi, du California Institute of Technology, a totalement rejeter la validité de l’entièreté de sa théorie. Il s’est expliqué auprès de la revue Scientific American.

La théorie de Kipping serait impossible à prouver. Pour Owhadi, si une réalité simulée existait, il serait presque impossible pour ceux qui y vivent de pouvoir eux-mêmes en créer d’autres. Faute de ressources informatiques suffisantes.

Si nous vivons donc effectivement dans une réalité simulée, il va être très difficile d’en créer une nouvelle. Et donc quasiment impossible de prouver que nous n’évoluons pas dans une réalité physique. Ce qui a poussé Owhadi à tancer Kipping.

‘Si ce n’est pas falsifiable, alors comment pouvez-vous prétendre que c’est vraiment de la science ?’, a-t-il conclu.

Source: BusinessAM


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