Grosse tension entre Sanders et Warren: ce qu’il faut retenir du dernier débat de la primaire démocrate

Isopix

La tension est palpable dans le camp démocrate. Forcément, l’échéance arrive: le 3 février marquera le coup d’envoi de la primaire par un vote dans l’Iowa. Qui des six candidats affrontera Donald Trump?

Entre la procédure d’impeachment et les tensions avec l’Iran, on aurait presque tendance à oublier qu’une présidentielle se joue, en tout cas du côté démocrate.

Ce mardi soir avait lieu le dernier grand débat entre les six candidats les mieux placés dans les sondages (ils sont 12 en tout). Deux outsiders: la sénatrice modérée (sauf avec son équipe) Amy Klobuchar et le milliardaire et ancien financier Tom Steyer. Quatre favoris: Biden, Sanders, Buttigieg et Warren. Les sondages donnent toujours une longueur d’avance à Joe Biden, le vice-président de Barack Obama, mais les résultats se resserrent.

Circonstances obligent, les candidats ont été interrogés sur la situation au Moyen-Orient. Bernie Sanders n’a pas manqué de rappeler le vote en 2002 de Joe Biden, alors sénateur, qui validait l’intervention américaine en Irak. Bernie Sanders avait lui voté contre. L’ancien vice-président a même reconnu son ‘erreur’. Pas suffisant pour Bernie qui en avait déjà remis une couche via Twitter: ‘Quand on observe mon bilan face à celui de Joe Biden, je ne pense pas que le bilan de Biden puisse apporter l’énergie dont nous avons besoin pour battre Trump.’

Le débat aura également été marqué par un vif échange entre Elizabeth Warren et le même Bernie Sanders, toujours aussi prompt malgré ses 78 printemps et une crise cardiaque le 1er octobre dernier. Les deux candidats les plus progressistes se sont écharpés sur une question devenue centrale en 2020: une femme peut-elle battre Donald Trump après l’échec d’Hillary Clinton en 2016?

Le match dans le match

Fin 2018, Bernie Sanders aurait affirmé le contraire. ‘Je n’ai pas dit cela’, a-t-il affirmé hier lors du débat. Ce à quoi a répondu Warren: ‘Regardez les hommes sur ce plateau. À eux tous, ils ont perdu dix élections. Les seules personnes ici qui aient gagné toutes les élections auxquelles elles se sont présentées sont les femmes, Amy (Klobuchar, ndlr) et moi.’

La tension est bien réelle: les deux candidats ont d’ailleurs été surpris à ne pas vouloir se serrer la main à la fin du débat.

Le premier caucus se déroulera le 3 février dans l’Iowa, un État rural peu peuplé, mais qui pourrait lancer la dynamique de ces primaires. Rappelons que si un candidat n’atteint pas la barre des 15%, peu importe la circonscription, ses électeurs doivent se repositionner sur un autre candidat. Et dans ce cas, c’est forcément les gros qui ont un avantage.

Les six candidats les mieux placés s’accordent toutefois sur une chose: mettre fin au règne du ‘président le plus dangereux que les États-Unis aient connu’.

Cela se fera sans aucun candidat issu d’une minorité et c’est une première côté démocrate. Les six favoris sont tous blancs.