Georges Gilkinet: « Nos politiques de sortie du nucléaire et d’augmentation des voitures électriques ne sont pas contradictoires »

D’avis du ministre écolo de la Mobilité, il pourrait même s’agir d’une opportunité.

L’une des priorités de l’accord gouvernemental de la Vivaldi consiste à mener une transition de la mobilité vers du « 100 % électrique ». L’exécutif fédéral veut d’ailleurs à terme autoriser uniquement la vente sur le marché de véhicules dits zéro émission à l’échappement.

Pour certains observateurs, la sortie du nucléaire avec la fermeture de nos centrales en 2025 semble rentrer en contradiction avec le virage énergétique du parc automobile. « Sachant que ce nombre croissant de véhicules électriques entraînera une demande de production plus importante d’électricité », a indiqué la députée Kattrin Jadin (MR) lors d’une question parlementaire écrite au ministre de la Mobilité.

Solution alternative

« S’il est vrai que l’accroissement du nombre de véhicules électriques pourrait entraîner dans le futur une demande de production plus importante d’énergie électrique, cela pourrait constituer également une opportunité », lui a répondu Georges Gilkinet (Ecolo).

Manifestement inspiré par la dernière étude du gestionnaire de réseau Elia, le ministre a estimé qu’avec les systèmes de recharge intelligents et la connexion au réseau (vehicle-to-grid), les véhicules électriques pourraient constituer une solution alternative de stockage de l’énergie en fonction de l’offre et de la demande.

« Les véhicules pourraient ainsi se recharger quand l’énergie est abondante et restituer une partie de celle-ci sur le réseau quand la demande est plus forte », a-t-il tenu à préciser.

Une transition à piloter attentivement

Le ministre de la Mobilité ne perçoit pas d’incohérence, mais demeure hypothétique. La transition énergétique en cours pourrait être compatible avec le déploiement des véhicules électriques.

« Par ailleurs, on peut souhaiter que l’intensité du transport routier (principalement le transport de personnes) diminue à l’avenir à mesure que les alternatives à la voiture se développeront et deviendront plus attractives », ajoute Georges Gilkinet, concédant qu’une attention toute particulière sera à accorder à la consommation de ces véhicules électriques appelée à diminuer aussi avec le temps.

En attendant, le gouvernement De Croo n’a pas encore défini les critères exacts avec lesquels il compte électrifier le marché belge. Et s’expose à des critiques diverses.

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