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L’Europe autorisera-t-elle une fusion entre Fiat et Renault?

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Économie

27/05/2019 | Dominique Dewitte | 3 min de lecture

Le groupe de construction automobile Italo-américain Fiat Chrysler a proposé lundi un projet de fusion avec le Français Renault. Si une telle fusion est réalisée, elle donnera naissance au troisième plus grand constructeur automobile du monde. Seuls Toyota et Volkswagen surpasseraient une telle combinaison. Si les partenaires actuels de Renault – Nissan et Mitsubishi – sont également inclus dans l’accord, ce sera alors le plus grand constructeur automobile du monde qui émergerait automatiquement.

La fusion des deux groupes aurait une capitalisation boursière de 32 milliards d’euros. Le nouveau groupe économiserait alors 5 milliards d’euros par an. Les deux groupes reçoivent également un intérêt égal dans une nouvelle société holding qui aurait son siège social aux Pays-Bas.

Les marchés boursiers européens ont déjà réagi de manière positive et propulsé les deux actions à la hausse. Les négociations pourraient durer un an, mais la nouvelle combinaison produirait 8,7 millions de voitures par an.

Ce serait un tournant spectaculaire dans l’histoire. Car si les partenaires de Renault, Nissan et Mitsubishi, rejoignent cette construction, le plus grand groupe automobile du monde serait créé. Il serait à l’origine de la production de 15 millions de voitures par an. À titre de comparaison: Volkswagen et Toyota ont produit environ 10 millions de voitures chacune en 2018. L’Etat français est donc favorable à un éventuel accord.

Fusion Fiat-Renault : que décide la Commission européenne ?

La question qui se pose est de savoir si la Commission européenne autorisera une telle fusion. En février, la CE a opposé son veto à la reprise de la société française Alstom par la société allemande Siemens. La fusion entre le producteur français de trains à grande vitesse et la division ferroviaire du conglomérat allemand était alors achevée. La société fusionnée devait être en concurrence avec le Chinois CRRC. Mais la CE a adopté un point de vue différent, parce que la fusion devait faire de la nouvelle combinaison un monopole européen.

La question est de savoir si Bruxelles appliquera des normes différentes cette fois-ci. L’UE a besoin d’un acteur européen armé pour concourir à l’échelle mondiale. À l’heure où l’industrie automobile est confrontée à d’énormes défis, alors que la transition vers les véhicules électriques et autonomes a été amorcée. Et contrairement à d’autres secteurs importants de l’économie, tels que la technologie et la finance, dans lesquels les acteurs européens opèrent souvent marginalement.

[Sur la photo ci-dessus : John Elkann, président de Fiat-Chrysler]


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