Principaux renseignements
- La France a intercepté un pétrolier russe dans l’Atlantique.
- Les forces internationales ciblent la « flotte fantôme » pour bloquer le financement de la guerre.
- Les navires vieillissants risquent de provoquer des catastrophes environnementales en raison de leurs opérations frauduleuses.
Le président Emmanuel Macron a annoncé aujourd’hui que la France, en collaboration avec le Royaume-Uni et d’autres partenaires internationaux, avait intercepté un pétrolier russe soumis à des sanctions dans l’océan Atlantique.
Financement de la guerre
Le navire, identifié comme le Tagor, a été immobilisé dimanche matin. Macron a souligné qu’il était intolérable d’utiliser de tels navires pour contourner le droit international et les réglementations maritimes, car ces activités apportent un soutien financier au conflit que mène actuellement la Russie en Ukraine.
Flotte fantôme
L’opération s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large de la France pour lutter contre la « flotte fantôme ». Depuis septembre, les forces françaises ont arraisonné trois autres navires suspects. Il s’agit notamment du Boracay, un navire battant pavillon du Bénin qui a fait l’objet d’une enquête pour son rôle potentiel dans une violation de l’espace aérien danois par un drone ; de l’Ethera, un pétrolier battant pavillon guinéen intercepté en mer du Nord avec le soutien de la Belgique ; et du Deyna, un navire battant pavillon mozambicain intercepté en Méditerranée pour avoir prétendument utilisé une identité frauduleuse.
Pour éviter d’être repérés, les navires pratiquent souvent le « changement de pavillon », en changeant fréquemment d’immatriculation nationale ou en utilisant des documents non valides.
Risque de catastrophes environnementales
Les navires sont généralement en mauvais état et ne disposent pas d’une assurance en bonne et due forme, ce qui fait craindre des catastrophes environnementales.
Au-delà du transport de pétrole, certains de ces pétroliers seraient utilisés pour acheminer des céréales ukrainiennes volées. À l’heure actuelle, l’Union européenne a imposé des sanctions à environ 600 navires soupçonnés de faire partie de ce réseau maritime clandestin. (fc)
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