La France est désormais le moteur de la croissance de l’économie de la zone euro

La filiale des employés du syndicat socialiste (SETCa/BBTK) dénonce un manque de personnel criant au sein du groupe de supermarchés Carrefour.
Isopix

Pour la première fois depuis 2004, la France sera cette année le principal contributeur à la croissance économique de la zone euro. La performance française est principalement tirée par la demande intérieure. Selon les calculs du centre de recherche français OFCE, le pouvoir d’achat des familles françaises devrait augmenter de 310 euros en moyenne l’année prochaine. Pour la première fois en 6 ans, la France surperforme également la zone euro.

Les économistes voient encore l’économie croître de 1,3 % en 2019, beaucoup plus que les 0,5 % prévus pour l’Allemagne. Le moteur allemand stagne depuis un certain temps en raison d’une baisse de la demande de la Chine et d’une chute du commerce international. La hausse de 1,3 % est basée sur un accord avec les Britanniques concernant leur sortie de l’UE. Un brexit sans accord enlèverait 0,2 % à ce taux.

La France bénéficie des mesures prises par le gouvernement Macron en réponse à plusieurs mois de protestations du mouvement des « gilets jaunes ». Les mesures budgétaires prises pour apaiser le mouvement généreront une croissance économique de 0,4 % cette année. Les familles ont gagné en moyenne 800 euros de pouvoir d’achat cette année grâce aux augmentations de salaire et à la création de nouveaux emplois. Le chômage français, bien que beaucoup plus élevé qu’en Allemagne, est tombé à son plus bas niveau en dix ans. Il apparaît également que le nombre de startups françaises est en augmentation constante depuis trois ans.

Ce mouvement faiblira l’année prochaine. La création d’emplois sera réduite de moitié et l’augmentation du pouvoir d’achat tombera à 310 euros par famille.

Les entreprises vont investir moins

Pourtant, il y a aussi de moins bonnes nouvelles. Par exemple, les investissements des entreprises chez nos voisins du sud vont diminuer l’année prochaine en raison de la chute de la demande étrangère, malgré des taux d’intérêt historiquement bas. Les exportations françaises vont donc diminuer parallèlement à la croissance mondiale. Selon les économistes français, ni l’Allemagne ni les États-Unis ne se retrouveront en récession l’année prochaine.