Feu vert pour la fusion de Fiat Chrysler et Peugeot

Fiat Chrysler et Peugeot ont annoncé avoir trouvé un accord de fusion. Ce nouveau géant deviendrait le quatrième constructeur automobile mondial.
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Fiat Chrysler et Peugeot ont annoncé avoir trouvé un accord de fusion. Ce nouveau géant deviendrait le quatrième constructeur automobile mondial.

FCA + PSA = Acte III. Le mariage entre les deux compagnies automobiles passe une nouvelle étape et se concrétise. Fiat Chrysler (FCA) et Peugeot (PSA) ont annoncé un accord de fusion qui donnerait naissance au quatrième constructeur automobile mondial. Le contrat de mariage stipule un échange d’actions à parts égales, 50-50. 

Au niveau des responsabilités, c’est le président de Fiat John Elkann qui deviendra le président de cette nouvelle entreprise tandis que Carlos Tavares, de Peugeot, assurera la fonction de CEO. Les actions de la société seront cotées à New York, Paris et Milan. Un partenariat qui vaut de l’or, on veut bien le croire. Les chiffres font mal aux yeux.

Un méga-groupe de 50 milliards de dollars

Le monstre automobile créé génèrerait un chiffre d’affaires de 190 milliards de dollars, avec un effectif combiné de 400 000 employés et un total de 8,7 millions de véhicules vendus. La fusion placerait ainsi cette nouvelle entreprise derrière le groupe Volkswagen, Renault-Nissan et Toyota, en termes de ventes de voitures. Autant dire que les concurrents ne sont pas très contents. 

L’annonce de ce nouveau groupe d’une valeur d’environ 50 milliards de dollars a aussi eu des conséquences sur le cours des actions des deux constructeurs automobiles. Des conséquences pour le moins opposées. Car si les actions de Fiat Chrysler ont d’abord augmenté de 8%, puis de 5%… Celles de Peugeot ont reculé de 8,8%. Cette fusion favoriserait en effet Fiat. Vu la capitalisation boursière supérieure de Peugeot, c’est un peu comme si PSA rachetait FCA

Le siège social sera aux Pays-Bas

Cette annonce intervient 5 mois après que FCA ait abandonné les discussions de fusion avec Renault, le grand rival de Peugeot. Un de perdu, 10 de retrouvés. Mais cet accord-ci aura sans aucun doute la bénédiction du gouvernement français, au contraire de celui avec Renault. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire se félicite de l’accord, tout en restant vigilant à la préservation de l’empreinte industrielle de la France et à la localisation de son siège. Le nouveau géant automobile devrait en effet être basé aux Pays-Bas… Stratégie fiscale, bonjour.