Votre prochain instrument de paiement : votre voiture

Payer avec sa voiture grâce à la Blockchain

Le mois prochain, 5 grands constructeurs automobiles (General Motors, Honda Motors, Renault, BMW et Ford Motor) débuteront les essais pour une technologie d’identification des véhicules. Celle-ci devrait permettre à terme aux conducteurs de ne plus avoir à utiliser leurs moyens de paiement lorsqu’ils seront sur la route. Le système reconnaîtra leur voiture et saura lui rattacher l’identité de son conducteur.

Cette technologie, basée sur la blockchain, a été développée dans le cadre de  la Mobility Open Blockchain Initiative, un consortium international qui soutient ce type de projets. 

Chaque véhicule se verra attribuer un identifiant individuel, relié à des informations concernant sa maintenance et son propriétaire, et portant sur la totalité de son existence. Les voitures pourront ainsi être reconnues lorsqu’elles seront en train de rouler, ce qui implique que leur conducteur n’aura plus besoin de dégainer ses moyens de paiement lorsqu’il voudra régler ses frais de péage, ou une collation sur les aires de repos des autoroutes. De même, il pourra payer de la même manière le changement des pneus du véhicule, ou la station de charge sur laquelle il ‘fait le plein’.

En crypto-monnaies?

Ce ne serait pas l’unique utilisation de la blockchain envisagée par les constructeurs. Honda et General Motors planchent par exemple sur une technologie impliquant des crypto-monnaies, mais aussi les réseaux électriques intelligents. Ces derniers visent à rationaliser la gestion de l’énergie produite par les sources renouvelables telles que le solaire et l’éolien. Celles-ci présentent la particularité d’être irrégulières, et il n’existe pas encore de système dédié rentable pour stocker l’énergie excédentaire qu’elles produisent. Or, les batteries des véhicules électriques, elles, le sont.

Le projet, développé lui aussi sous la houlette de  la Mobility Open Blockchain Initiative, envisage donc de transférer l’énergie excédentaire dégagée par ces sources sur les batteries de véhicules électriques. En cas de besoin d’énergie, les propriétaires de ces véhicules seraient sollicités pour la restituer. Grâce à la technologie envisagée, ils seraient rétribués en monnaie virtuelle pour ce service.