FaceApp, une ‘menace de contre-espionnage’ affirme le FBI

Le FBI a déclaré que FaceApp et d'autres applications mobiles développées en Russie représentent une 'menace potentielle de contre-espionnage'.
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Le FBI estime que FaceApp et d’autres applications mobiles développées en Russie représentent une ‘menace potentielle de contre-espionnage’.

Le service fédéral de renseignement intérieur a adressé une lettre au sénateur Chuck Schumer après que celui-ci ait demandé une enquête sur FaceApp. Il était préoccupé par la sécurité nationale et la protection de la vie privée pour des millions de citoyens américains.

L’agence fédérale vient donc de publier ses résultats: elle considère toute application mobile ou produit similaire développé en Russie, tel que FaceApp, comme une menace potentielle de contre-espionnage, déclare BBC.

Vie privée

L’application d’édition de visage a connu un vrai boom de popularité cette année, tout en inquiétant sur la protection de la vie privée. De nombreux médias ont ainsi alerté des dangers potentiels qu’engendrait la modification de visages d’utilisateurs pour les faire paraître plus jeunes ou plus vieux. Le FBI a lui indiqué qu’il prendrait des mesures s’il trouvait des preuves d’ingérence politique étrangère à travers l’application.

Cette déclaration officielle s’ajoute aux nombreuses craintes que les produits technologiques étrangers ne posent des risques pour la sécurité, surtout aux États-Unis. Huawei et TikTok, entre autres, sont concernés.

Pas de stockage permanent

Si FaceApp n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires, son développeur Wireless Lab, basé à Saint-Pétersbourg, avait déjà abordé ce sujet. La société avait assuré ne pas stocker d’images de façon permanente, ni collecter des données comme le craignent beaucoup d’utilisateurs. Selon elle, l’application se contente de télécharger des photos sélectionnées par les utilisateurs pour les éditer. Pour l’instant, c’est la parole de l’un contre celle de l’autre…