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Istanbul : la ville qui a fait grandir Erdogan lui tourne le dos

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Politique

02/04/2019 | Dominique Dewitte | 4 min de lecture

L’AKP du président turc Recep Tayyip Erdogan a perdu plusieurs grandes villes, dont la capitale Ankara et plusieurs villes côtières, au profit des partis d’opposition. Mais Istanbul, la ville qui a élu Erdogan maire en 1994 et qu’il allait utiliser comme tremplin pour étendre son pouvoir, lui a asséné le plus gros coup. Lors du dépouillement du vote dimanche soir, il s’est avéré que les 15 millions d’habitants d’Istanbul avaient abandonné leur « fils élu ».

Istanbul, Turquie
Pedro Szekely / Flickr

Pour l’AKP et son chef, une nouvelle situation se présente. Depuis 2002, ils ont remporté chaque élection d’importance. Ces élections étaient un référendum sur la manière dont Erdogan an géré l’économie. Mais aussi sur ses penchants autoritaires croissants.

Après le coup d’État manqué de 2016, Erdogan a continué à étendre son pouvoir. 100 000 fonctionnaires ont été limogés et des dizaines de journalistes se sont retrouvés en prison. En 2017, il a remporté un référendum avec une marge infime lui permettant d’étendre encore le pouvoir présidentiel. L’été dernier, il a été élu président.

Théories du complot et menaces

Ces dernières semaines, Erdogan a fait campagne dans son style bien connu. Les théories du complot et les menaces ont abondé. Selon le président, un vote pour l’AKP était un vote pour la souveraineté et la survie du pays.

Mais les électeurs ont présenté à Erdogan le projet de loi pour sa politique économique désastreuse. La responsabilité de chaque revers avait été attribuée à un complot contre la Turquie. Il n’a pas non plus été remercié pour avoir utilisé un tiers des réserves de change afin d’empêcher la chute de la livre turque. Les électeurs en ont également eu assez de la corruption qui caractérise les villes dirigées par l’AKP et ses alliés.

Erdogan a été touché, mais il n’est pas mort

Pourtant, il est encore trop tôt pour tirer un trait sur Erdogan. L’AKP reste de loin le plus grand parti du pays et continue d’enregistrer de bons résultats dans les campagnes. Pour de nombreux Turcs, Erdogan reste l’homme qui a apporté au pays des années de prospérité économique et qui les a écoutés. Mais outre la plus grande partie de la population et de l’activité économique, les grandes villes concentrent  aussi la plus grosse somme d’argent à distribuer aux sympathisants et aux hommes de main. Cet argent n’est plus disponible pour l’AKP. Et cela rend également Erdogan plus vulnérable qu’il ne l’a été au cours des 16 dernières années.


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