En Chine, la reprise dans les usines automobiles s’annonce difficile

Dans la ville d’Yangzhou en Chine, les usines ont pu reprendre leurs activités depuis quelques jours. (Isopix)

En Chine, les activités industrielles reprennent petit à petit. Mais le manque de main d’oeuvre et de matériaux ne permet pas un retour à la normal pour les usines automobiles.

La propagation du coronavirus ralentit progressivement en Chine. Le nombre de cas annoncés chaque jour diminue. Les activités économiques vont pouvoir être relancées. Certaines usines ont déjà repris du service comme à Guangzhou, dans le sud de la Chine.

Dans la région de Wuhan, épicentre de la maladie, la reprise pourrait déjà avoir lieu mercredi. Une bonne nouvelle pour les constructeurs automobiles qui sont nombreux dans la région. Renault, Honda et Peugeot sont trois gros groupes particulièrement bien implantés à Wuhan. Leurs usines étaient fermées depuis les congés du Nouvel An lunaire.

Avenir incertain

Même si les usines peuvent reprendre leurs activités mercredi, il y a peu de chances qu’elles connaissent tout de suite un retour à la normale selon l’agence de presse Reuters. D’une part, tous les ouvriers ne pourront pas être présents. Certains sont malades, d’autres doivent rester au chevet d’un proche ou auront trop peur de sortir. Et d’autre part, il y aura une pénurie de matériaux. Toutes les pièces ne pourront pas être livrées car toutes les usines de la chaîne de production n’auront pas repris le travail. Certaines routes sont aussi toujours bloquées, l’approvisionnement peut donc prendre aussi du retard.

En outre, dans certaines provinces, si un ouvrier se révèle positif au coronavirus, toute l’usine est fermée. A Wuhan, les autorités n’ont pas encore énoncé clairement les règles pour la reprise. Les usines sont donc dans l’incertitude. Les usines chinoises, habituées à une production réglée comme du papier à musique, doivent revoir leurs habitudes pour prendre en compte ces facteurs à risques.

Si les activités ne reprennent pas rapidement, près de 60 % des usines de la région pensent qu’elles feront faillite. Une reprise coordonnée et rapide est indispensable pour la survie de l’activité économique de Wuhan.

Lire aussi: