En cas d’escalade nucléaire, Vladimir Poutine pourra se cacher dans son bunker volant

En prévision des festivités du 9 mai, qui commémorent le jour de la victoire de la Russie contre l’Allemagne nazie en 1945, le Kremlin a sorti de son hangar l’Iliouchine II-80, surnommé « l’avion de l’apocalypse ». Capable de résister à une explosion nucléaire, l’appareil a été aperçu au-dessus de Moscou. Une première en plus de 10 ans.

Dès le début de la guerre en Ukraine, la Russie n’a pas hésité à brandir la menace d’une attaque nucléaire, en réaction aux sanctions occidentales. Du bluff plus qu’autre chose pour certains et pourtant, la menace est bel et bien réelle. Moscou dispose en effet d’une capacité de frappes nucléaires qui pourrait faire mal au monde entier.

Bien évidemment, si le conflit devait entrer dans une telle phase, un grand nombre de dirigeants du monde pourraient se tourner vers leurs installations spécialement conçues pour supporter une attaque nucléaire. Vladimir Poutine lui-même pourrait s’en protéger, et pas uniquement sur Terre – ou plutôt sous Terre.

L’avion de l’apocalypse

En cas d’attaque ou d’incident nucléaire en Russie, le président Poutine et autres dirigeants russes pourront en effet monter à bord du Iliouchine II-80, basé sur l’avion de ligne Iliouchine Il-86. Le quadriréacteur russe a été aménagé pour résister en cas de conflit nucléaire grâce à un blindage spécial. Il dispose également d’un centre de commandement et est totalement dépourvu de hublots. De quoi poursuivre les opérations depuis les cieux, à l’abri du flash et des retombées nucléaires.

Beaucoup de mystères entourent cet appareil, dont la construction remonte certainement à 1985, pour des raisons évidentes de sécurité.

Seulement 4 avions de ce type existent, mais seuls 3 semblent opérationnels. Ils disposent évidemment de tout l’équipement militaire nécessaire et peuvent tenir plusieurs jours en vol, à condition qu’ils puissent être ravitaillés.

Un coup de pression pour l’Occident

Son vol au-dessus de Moscou n’a rien d’anodin vu le contexte géopolitique actuel. On peut évidemment lier sa sortie aux préparatifs des festivités du 9 mai, mais difficile de ne pas y voir un message adressé à tout l’Occident. La dernière fois qu’il a été aperçu remonte en effet à 12 ans.

En parallèle de ce bunker volant, la Russie prévoirait également de mettre des missiles balistiques à capacité nucléaire en tête de son cortège militaire, histoire de rappeler à la face du monde que le pays dispose d’une immense force de frappe nucléaire. Un point que l’on ne peut pourtant pas aisément oublier, d’autant plus après le tir réussi, le 20 avril dernier, d’un missile RS-28 Sarmat, rebaptisé Satan-2 par l’Occident. Un missile capable de transporter plus de 10 têtes nucléaires.

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