Des feux de forêts violents en 2019, jusqu’en Arctique

ISOPIX

Les feux de forêts ont été particulièrement actifs en 2019, selon l’observatoire européen de l’atmosphère. Des catastrophes écologiques qui ont détruits les forêts jusqu’en Arctique.

À eux-seuls, ils ont généré 6375 tonnes de CO2 entre janvier 2019 et novembre de la même année. Les incendies de forêts ont été particulièrement actifs en 2019, rapporte l’observatoire de l’atmosphère Copernicus.

Si les incendies de la forêt amazonienne ou en Indonésie ont été les plus impressionnants et les plus médiatisés, l’observatoire attire l’attention sur les foyers moins exposés et tout aussi polluants et destructeurs pour l’écosystème.

L’arctique en proie au flammes

Le rapport met en évidence le nombre particulièrement élevé d’incendie dans les régions boréales. Les scientifiques du centre ont surveillé plus de 100 feux de forêts dans la région, principalement en Sibérie et en Alaska. La plupart résultent des conditions exceptionnellement chaudes et sèches dans la région.

‘Il était inhabituel de voir autant de feux de cette ampleur et de cette durée dans le cercle polaire en juin’ avertissent les scientifiques. La saison des incendies en arctique termine généralement en mai.

Des risques alimentaires

Le rapport pointe la situation de la Syrie. Les combats ont provoqué de nombreux incendies le long de la ligne de front, mettant en danger les habitants. Mais les scientifiques attirent aussi l’attention sur les foyers naturels qui ont fragilisé l’approvisionnement du pays. La région de Hassakeh a en effet été dévastée par le feu entre les mois de mai et juin. Il s’agit pourtant d’un territoire fertile, le grenier à blé du pays. Un désastre pour les cultures qui a par ailleurs fait craindre un risque alimentaire pour les populations.

Une situation à suivre

En plus du désastre pour la faune et la flore, ces incendies émettent une énorme quantité de CO2. Malgré leur intensité durant l’année écoulée, le taux de pollution n’a pas été supérieur aux années précédentes.

Les scientifiques mettent toutefois en garde. ‘La surveillance est importante pour sensibiliser la population aux impacts à plus grande échelle des feux de forêt et à leurs émissions de fumée, afin que les organisations, les entreprises et les particuliers puissent être informés et planifier en fonction des effets potentiels de la pollution atmosphérique’.