Début des réparations à la centrale nucléaire de Zaporijia dans le cadre du cessez-le-feu négocié par l’AIEA


Principaux renseignements

  • La centrale nucléaire de Zaporijia a subi sa vingtième coupure totale d’alimentation due à des dysfonctionnements de câbles.
  • Les cessez-le-feu négociés par l’AIEA permettent d’effectuer des réparations essentielles sur la ligne électrique à haute capacité de Dniprovska.
  • Les combats en cours et l’activité des drones mettent en danger le personnel et la sûreté nucléaire.

Depuis le début du conflit avec la Russie, la centrale nucléaire de Zaporijia, en Ukraine, a subi pour la vingtième fois une coupure totale de son alimentation électrique externe. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la dernière coupure de courant a été causée par des défaillances des câbles électriques internes affectant la ligne Ferosplavna-1, la seule liaison de 330 kV encore opérationnelle de la centrale.

Afin d’assurer le refroidissement des six réacteurs à l’arrêt et du combustible usé, la centrale a dû recourir à des générateurs diesel de secours automatiques.

Réparations essentielles sous cessez-le-feu

Afin de réduire ces vulnérabilités récurrentes, le directeur général Rafael Mariano Grossi a annoncé que des travaux de réparation avaient commencé sur la ligne à haute tension primaire de 750 kV de Dniprovska. Cette opération est menée dans le cadre d’un cessez-le-feu local négocié par l’AIEA.

Le processus de réparation devrait s’avérer difficile et prendre plusieurs jours, car les techniciens doivent intervenir sur des câbles suspendus à une grande hauteur au-dessus du Dnipro, dans des zones où un déminage approfondi a été nécessaire.

La sûreté et la stabilité nucléaires

La remise en service de la ligne de Dniprovska est une priorité pour la sûreté nucléaire, car avant la guerre, la centrale dépendait de dix raccordements externes. La remise en service de cette ligne à haute capacité garantirait un approvisionnement en électricité bien plus stable que les solutions d’urgence actuelles, réduisant ainsi le risque de catastrophe nucléaire.

Cet accord est le sixième depuis fin 2025 que l’AIEA a négocié un cessez-le-feu temporaire afin de permettre la réalisation de travaux de réparation des infrastructures.

Sécurité du personnel

Les conditions opérationnelles restent précaires. Lors de récents travaux de réparation, les observateurs de l’AIEA ont dû évacuer le site à plusieurs reprises en raison de la présence de drones non identifiés. De plus, les combats se poursuivent aux abords de la ville d’Enerhodar, où l’on signale de la fumée et des attaques violentes.

L’AIEA a récemment confirmé le décès d’un employé de la centrale et a insisté pour que l’ensemble du personnel nucléaire soit protégé contre les attaques. Elle a également souligné que le personnel devait pouvoir accomplir ses tâches essentielles à la sécurité sans subir de menaces ni d’intimidations. (ev) (at)

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