Débat budgétaire en Belgique : les partis s’affrontent sur la TVA et l’impôt sur la fortune


Principaux renseignements

  • Le parti MR, présidé par Georges-Louis Bouchez, s’oppose fermement à toute augmentation de la TVA.
  • Les Engagés pourraient soutenir une hausse de la TVA afin de réduire les charges sociales.
  • Les partis d’opposition proposent de réduire les dépenses de défense afin d’éviter des hausses d’impôts.

Lors d’un débat télévisé sur RTL-TVi réunissant les dirigeants des partis francophones, Georges-Louis Bouchez a réaffirmé que le MR restait fermement opposé à toute augmentation de la TVA.

On recherche 10 milliards d’euros

Cette prise de position intervient alors que l’administration fédérale s’apprête à présenter une stratégie budgétaire s’étendant jusqu’en 2029, visant à dégager environ 10 milliards d’euros de fonds supplémentaires. Bouchez a appelé la population au calme, insistant sur le fait qu’une telle hausse d’impôt n’aurait pas lieu.

Stratégies fiscales alternatives

À l’inverse, Yvan Verougstraete, du parti Les Engagés, a laissé entendre que son parti pourrait envisager une augmentation de la TVA si celle-ci permettait une réduction des charges fiscales pesant sur le travail.

La position de Verougstraete se rapproche davantage de celle des partenaires flamands, notamment du Premier ministre Bart De Wever, de la N-VA. Il a fait valoir que le climat financier actuel exigeait de la transparence et un sacrifice collectif de la part de tous les citoyens afin de redynamiser l’économie nationale et de permettre de futurs investissements.

L’impôt sur la fortune

Dans le même temps, les dirigeants de l’opposition du PS, du PTB et d’Ecolo ont exprimé leur désaccord face à toute augmentation de la TVA. Alors que les quatre autres partis discutaient de la mise en place d’un nouvel impôt sur les grandes fortunes, le MR a rejeté cette approche.

Bouchez a fait valoir que le problème ne réside pas dans un manque de recettes — qui sont restées stables par rapport au PIB au cours du dernier quart de siècle — mais plutôt dans des dépenses publiques galopantes. Il a souligné qu’il était essentiel d’attirer les capitaux par le biais de réductions des dépenses pour stimuler la croissance économique.

Dépenses de défense

Concernant les domaines susceptibles de faire l’objet de réductions budgétaires, les trois partis d’opposition ont proposé de réduire les crédits alloués à la Défense. Cela va à l’encontre de l’accord de la coalition actuelle visant à allouer 2 pour cent du PIB au secteur de la défense à partir de 2025, une décision motivée par l’instabilité géopolitique et la politique menée par le président américain Donald Trump. (fc)

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