De Croo défend son ministre de la Santé et les règles strictes pour Noël

Alexander De Croo
Alexander De Croo – Isopix

Le Premier ministre a balayé rapidement les controverses qui ont surgi cette semaine à la suite du Comité de concertation. Les déclarations polémiques de son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a), et l’absence d’assouplissement pour Noël ont été défendues au Parlement d’abord, et dans l’émission Jeudi en Prime par la suite.

Le Premier ministre l’a répété et rerépété jeudi : il n’y aura pas d’assouplissement pour les fêtes de fin d’année, même si plusieurs partis s’en sont offusqués. La N-VA en premier, mais aussi le MR et le PS. Ces deux derniers partis espèrent pouvoir réévaluer la situation à la mi-décembre, ouvrant ainsi l’espoir d’un Noël en famille, si les chiffres sont bons.

Pour Alexander De Croo (Open Vld), c’est tout simplement impossible, et ce même si nous passons en dessous du seuil des 800 contaminations et 75 hospitalisations quotidiennes. Ce vendredi, nous en sommes encore à 2.208 nouveaux cas et 188 admissions dans les hôpitaux par jour. ‘Tous les modèles des scientifiques nous disent que si on continue à maintenir les mesures comme on le fait maintenant que, quelque part mi-janvier, on passera en dessous de ce seuil’, explique le Premier ministre.

En outre, pour que les mesures soient réévaluées, il faut que la Belgique reste en dessous de ce seuil pendant 3 semaines. ‘Honnêtement, il n’y aura pas d’assouplissement’, a-t-il assuré sur le plateau de Jeudi en Prime.

Le Premier ministre maintient fermement sa vision des fêtes de Noël. ‘Certains disent qu’il faudrait peut-être davantage d’humanité. Je réponds que le meilleur signe d’humanité, c’est de respecter les mesures afin de protéger les personnes les plus vulnérables, voilà un beau message de Noël’, a-t-il déclaré devant la Chambre, dans des propos relayés par Le Soir.

Frank Vandenbroucke

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a essuyé énormément de critiques cette semaine. En cause, une de ses déclarations où il affirme que les magasins non-essentiels ont été fermés pour provoquer un choc psychologique au sein de la population.

Si le Premier ministre ne revient pas sur ces mots exactement, il est toutefois revenu sur cette décision. Il a donc simplement expliqué que la fermeture des commerces le 30 octobre dernier a été décidée sur base des recommandations des experts. En outre, il justifie le maintien de la fermeture de certains secteurs, notamment les métiers de contact (coiffure, esthétique, etc.), par un risque trop important de contamination dans ces lieux.

Sur le plateau de la RTBF, il a également défendu Frank Vandenbroucke. ‘Je trouve que le ministre de la Santé a quand même prouvé toutes les qualités de communication et de gestion qu’il faut. On se focalise sur une phrase. Une phrase d’ailleurs pour laquelle il s’est excusé. […] Il a aussi montré toutes les études qui ont été utilisées pour prendre la décision de fermer les magasins non-essentiels. Et c’était la juste mesure à prendre.’