Principaux renseignements
- Le Japon et les États-Unis ont dirigé 56 000 militaires lors du vaste exercice militaire « Keen Sword 27 ».
- Neuf pays partenaires ont intégré des moyens terrestres, maritimes et aériens afin de tester leurs capacités de guerre multidomaine.
- Ces exercices renforcent les réseaux de communication essentiels et l’interopérabilité entre les alliés du monde entier.
L’exercice militaire « Keen Sword 27 », qui s’est achevé le 29 octobre, a vu le Japon et les États-Unis mener à bien un programme d’entraînement de 11 jours aux côtés de sept autres pays partenaires. Cette opération de grande envergure a mobilisé environ 45 000 membres des Forces d’autodéfense japonaises et 11 000 militaires américains.
Des moyens navals et aériens ont été massivement déployés, avec notamment une quarantaine de navires, dont le groupe aéronaval du porte-avions Theodore Roosevelt, et environ 200 appareils.
Ampleur et portée des opérations
Le programme d’entraînement comprenait 161 exercices distincts s’inscrivant dans un scénario tactique unifié. Cela comprenait huit opérations de tir réel au cours desquelles des munitions ont été tirées depuis des hélicoptères, des avions et des navires. Par ailleurs, les équipages aériens ont effectué 366 sorties, tandis que les troupes ont réalisé près de 130 sauts en parachute.
Ces manœuvres se sont déroulées sur une vaste zone géographique, englobant la mer du Japon, la mer de Chine orientale et les régions entourant Tanegashima, les îles Sakishima et Okinawa. La participation internationale a été large, avec des contributions des Philippines, de la Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la France, du Canada et de l’Australie.
Évolution de la défense combinée
Depuis leur création en 1986, les exercices « Keen Sword » ont généralement lieu tous les deux ans. Cette dernière édition a évalué les réponses combinées dans les domaines terrestre, maritime et aérien.
Le champ d’application de l’entraînement s’est étendu au-delà de la guerre traditionnelle pour inclure la logistique et les opérations liées à l’information, à l’électromagnétisme, à la cyberguerre et à l’espace.
Perspectives des responsables sur l’interopérabilité
Le colonel Mikio Kobayashi, qui a dirigé l’exercice bilatéral pour les Forces d’autodéfense japonaises, a souligné que l’objectif principal était d’évaluer la réaction interarmées des deux nations dans des conditions réelles.
Il a insisté sur le fait que de tels exercices pratiques sont essentiels pour renforcer l’interopérabilité et les capacités de réaction synchronisée des deux alliés.
L’exercice
De même, le contre-amiral Jay Clark, chef du groupe de contrôle de l’exercice bilatéral, a souligné que l’exercice avait permis de démontrer avec succès leur capacité à maintenir les infrastructures vitales nécessaires à la coopération multinationale en matière de logistique, de soutien médical et d’opérations.
Il a ajouté que cet événement avait constitué une occasion précieuse d’affiner et de renforcer les réseaux de communication entre la coalition et les partenaires bilatéraux.
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