Coup dur pour Donald Trump: la Cour suprême se range du côté des ‘Dreamers’

Donald Trump president
Donald Trump – Isopix

La Cour suprême, plus haute juridiction américaine, a validé jeudi le statut accordant une protection à quelque 700.000 jeunes migrants arrivés illégalement aux États-Unis, les ‘Dreamers’, au grand dam de Donald Trump qui, lui, rêvait de les voir expulsés.

La Cour suprême des États-Unis, pourtant forgée en partie par Donald Trump qui a nommé deux de ses neuf juges, s’est rangée du côté des jeunes migrants baptisés ‘Dreamers’ ce jeudi. Ces derniers, arrivés illégalement aux USA lorsqu’ils étaient enfants, ne pouvaient être expulsés suite à un programme (DACA) mis en place en 2012 par Barack Obama. Un programme que Donald Trump jugeait ‘illégal’ et voulait voir disparaître au nom de sa lutte contre l’immigration illégale.

Les ‘Dreamers’ vont donc pouvoir rester sur le sol américain et conserver leur numéro de sécurité social accordé sous l’administration Obama et indispensable pour étudier, travailler ou même obtenir un permis de conduire aux États-Unis.

Une demande ‘arbitraire’ et ‘capricieuse’

La décision de la Cour suprême, qui a par ailleurs qualifié la demande du président américain ‘d’arbitraire’ et ‘capricieuse’, n’a bien sûr pas plu à Donald Trump. Et comme à son habitude, il ne s’est pas privé de le faire savoir sur Twitter.

‘Ces décisions horribles et politiquement chargées qui sortent de la Cour suprême sont des coups de fusil au visage des gens qui sont fiers de se dire républicains ou conservateurs’, a-t-il écrit. ‘Nous avons besoin de plus de juges, sinon nous perdrons notre deuxième. Amendement et tout le reste. Votez Trump pour 2020 !’

‘Il a perdu’

À l’inverse, la décision a été saluée par le camp démocrate, le monde économique et la société civile, notamment par l’association de défense des droits civiques ACLU.

‘La décision de Trump de suspendre le programme DACA était l’une des plus laides et cruelles jamais prises par un président et il a perdu’, a par exemple tweeté le sénateur démocrate, Bernie Sanders.

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