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Charles Michel dîne vendredi avec les dirigeants de l’UE pour la distribution des postes : que va-t-il en sortir pour lui?

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Politique

04/06/2019 | Wouter Verschelden | 4 min de lecture

Qui seront les nouveaux dirigeants de l’UE ? L’Union recherche un nouveau président pour la Commission, un nouveau président du Conseil européen et un nouveau président du Parlement. Après les élections, les trois blocs traditionnels – démocrates-chrétiens, socialistes et libéraux – se battent pour ces postes. Charles Michel (MR) est dans le cockpit de la famille bleue et il pourrait bien en tirer quelque avantage.

Charles Michel (MR) a peut-être été touché lors des élections, le Premier ministre belge est actuellement pleinement engagé dans la détermination de la politique européenne. Le libéral est en effet pleinement actif dans le grand jeu du pouvoir de l’UE, il y joue même un rôle central.

Vendredi, Michel sera l’hôte d’un dîner réunissant six des principaux hommes politiques européens, qui doivent essayer de jouer ensemble. C’est ce qu’écrit Politico.

La première réunion a eu lieu en Roumanie

Les libéraux du groupe bleu européen ADLE travaillent depuis quelque temps avec deux «négociateurs de haut niveau» : le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et son collègue belge Michel. Au sein du groupe des chefs de gouvernement libéraux, y compris les États baltes, ce sont les «gros poissons». Ils sont donc nommés négociateurs. À Sibiu, lors d’un sommet européen de l’actuel président de l’UE, la Roumanie, lils ont eu une longue conversation avec les deux négociateurs socialistes, les deux «gros poissons» parmi les Premiers ministres du PSE (groupe rouge) : le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et son collègue du Portugal António Costa.

Michel (MR) recevra cinq de ses collègues vendredi.

Les socialistes et les libéraux sont les plus petites familles, mais dans les négociations, ils se sont fortement liés les uns aux autres en faisant d’abord des affaires entre eux. Le groupe le plus important, celui des démocrates chrétiens, a dû maintenant prendre un peu de retard. Leur PP (le groupe orange) a également présenté deux « coordinateurs ». Il s’agit du Premier ministre croate Andrej Plenkovič et du Letton Krišjānis Kariņš.

Ce sont ces six dirigeants qui seront réunis à Bruxelles vendredi pour le dîner. C’est là que les premiers contours d’un accord pourraient y apparaître.

Le carrousel de nominations est un équilibre difficile

Le carrousel de nominations est un équilibre difficile. Les groupes doivent être servis en fonction de leur poids. Mais les équilibres régionaux jouent également un rôle. Ensuite, il y a la lutte de pouvoir entre le Parlement européen et les chefs de gouvernement. Les premiers ont envoyé sur le terrain ce que l’on nomme les « Spitzenkandidats » : les dirigeants de groupes qui étaient les meilleurs candidats de leur famille politique. Pour les démocrates chrétiens, c’est l’Allemand Manfred Weber. Les socialistes ont le néerlandais Frans Timmermans. Les libéraux ont environ six candidats, parce que les libéraux sont simplement libéraux.

Simplement, les chefs de gouvernement veulent aussi avoir leur mot à dire. Entre autres, le président français Emmanuel Macron, membre de l’ADLE, ne veut pas de Weber.

Charles Michel a ses chances

Cela signifie que Michel lui-même a certainement de bonnes chances de remporter un poste de haut niveau. Le Premier ministre belge est très bien accueilli par beaucoup. Il est jeune et dynamique, mais il travaille au plus haut niveau depuis des années. Et peu de chefs de gouvernement sont disponibles dans la famille libérale : Rutte, son collègue coordinateur, n’est pas candidat. Le Néerlandais a des ambitions européennes depuis longtemps, mais s’il devait quitter sa coalition dans son pays d’origine, les chances de voir ce gouvernement tomber seraient trop grandes. En tout cas, Michel n’a plus ce problème.


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