Cet orchestre d’enfants joue dans des bulles en plastique: une photo surréaliste prise dans une école américaine fait débat

Les élèves de la Wenatchee High School ont pu réintégrer leur orchestre – Don Seabrook / The Wenatchee World

Hilarante, honteuse ou ingénieuse: l’idée dégotée par la Wenatchee High School pour permettre à ses élèves de recommencer à jouer de la musique divise.

Depuis le 26 janvier, les élèves de la Wenatchee High School, une école secondaire située dans l’État de Washington, ont pu retrouver leurs professeurs en présentiel. Tout se déroule dans le respect des mesures sanitaires de base: port du masque, distanciation sociale, roulement entre les différentes classes – en fonction des jours et des heures – pour qu’il n’y ait pas trop de monde dans l’école en même temps, etc.

Désireuse de combler ses élèves, la direction de la Wenatchee High School a même décidé de recommencer les cours de musique. Évidemment, impossible de souffler dans une trompette avec un masque. Alors, l’école a commandé des bulles en plastique permettant à chaque membre de son orchestre de retirer son masque et à jouer de son instrument. Précautionneuse, la direction a même veillé à tout de même espacer chaque capsule d’un ou deux mètre(s).

De la maltraitance ?

Dans l’univers de la musique, l’idée n’est pas neuve. Le mois dernier, le groupe de rock américain The Flaming Lips a donné deux concerts en plein air à Oklahoma City. Tous les membres du groupe et tous les spectateurs étaient dans une bulle en plastique. Mais mettre des élèves d’un orchestre scolaire dans les mêmes conditions semble être une première.

Sur les réseaux sociaux, les images, publiées par le média local WenatcheeWorld, ont rapidement fait le buzz. Certains ont trouvé le concept astucieux, d’autres en ont ri. Mais certains internautes n’ont pas eu la même réaction, dénonçant un acte de ‘maltraitance infantile’.

Parmi les détracteurs de ces bulles, on a retrouvé l’élue de la Chambre des représentants Marjorie Taylor Greene, tristement célèbre pour son adhésion à plusieurs théories du complot et pour son appel à la violence envers certains élus démocrates. La républicaine a d’ailleurs été sanctionnée il y a quelques semaines pour avoir incité les partisans de Donald Trump à attaquer le Capitole le 6 janvier dernier.