C’est confirmé : Liz Truss va remplacer Boris Johnson à Downing Street

Ce n’est pas vraiment une surprise : c’est Liz Truss, ancienne secrétaire d’État aux Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, qui obtient à la fois le leadership des Tories et le siège de Première ministre. Mais ce n’est pas vraiment un cadeau de passer après Boris Johnson.

Après des semaines de batailles politiques très animées au sein des Tories, au cours desquelles Liz Truss (47 ans) a affronté l’ancien chancelier de l’Échiquier Rishi Sunak (42 ans), le Parti conservateur britannique a choisi son nouveau leader. Comme c’était supposé, c’est Liz Truss qui a eu la faveur des Tories, et qui prend donc à la fois la tête du parti et le siège de Première ministre du pays. Elle entrera en fonction à Downing Street officiellement ce mardi.

Un large soutien, mais un pays en piteux état

Avant que l’assemblée des Tories ne prenne sa décision, l’ancienne ministre était créditée de 66% d’opinion favorable au sein du parti conservateur, selon un sondage du bureau de recherche YouGov. Un soutien dont elle aura bien besoin, car Boris Johnson lui laisse un pays en triste état, entre dépréciation monétaire, inflation galopante et conséquences du Brexit.

La nouvelle Première ministre, souvent décrite comme une disciple de Margaret Thatcher, est attendue au tournant ; elle va devoir proposer d’urgence un plan pour faire face à la crise du coût de la vie dans le pays, alors que ménages et entreprises craignent de ne plus pouvoir face à la hausse des prix de l’énergie quand l’automne sera venu.

De la nécessité de prendre des mesures de gauche

Or, Truss a jusqu’ici été plutôt réticente à s’exprimer sur les mesures qu’elle prendrait pour soulager les portefeuilles de ses concitoyens. Ce dimanche, elle a promis qu’une fois en fonction – avec à ce moment-là un conditionnel protocolaire – elle s’exprimerait sur comment elle compterait s’y prendre dès sa première semaine à la tête du gouvernement, sans toutefois donner plus de détails.

Elle pourrait envisager d’introduire un gel des prix pour certaines factures d’énergie, selon le Times et le Daily Telegraph. Une mesure qui a été proposée par le parti travailliste, et qui est donc plutôt en contradiction avec la ligne politique de Mme Truss. Au risque de froisser les sensibilités parmi ses alliés. Certains observateurs, dont des députés conservateurs de premier plan, ont prévenu que ce genre de plan économique risquait d’alimenter l’inflation et de faire grimper les taux d’intérêt, signale The Guardian.

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