Boris Johnson renonce à son poste de Premier ministre, « le meilleur job du monde »

Après la démission de plusieurs ministres ce matin, Boris Johnson a démissionné de son poste de chef du Parti conservateur et a déclaré qu’il renonçait à son poste de Premier ministre. Il a annoncé qu’il resterait temporairement au pouvoir jusqu’à ce qu’un nouveau Premier ministre et un nouveau chef de parti soient élus à sa place. Un calendrier sera précisé la semaine prochaine.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a cédé aux pressions internes. Depuis plusieurs jours, Johnson doit faire face à des démissions massives au sein de son gouvernement, après la démission du ministre de la Santé, Rishi Sunak, et du ministre des Finances, Sajid Javid, ce mardi. Johnson a capitulé après que plus de 50 personnes ont démissionné en un laps de temps record.

« C’est clairement la volonté du parti conservateur qu’il y ait un nouveau leader et donc un nouveau Premier ministre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Downing Street, se disant « triste d’abandonner le meilleur job du monde ».

Bojo s’est néanmoins retourné sur son parcours avec fierté, citant le Brexit, la lutte contre la pandémie et la réaction de l’Occident face à Poutine comme exemples.

Johnson face à gouvernement en hémorragie

Ce jeudi matin, sept autres ministres ont démissionné, ce qui a précipité la chute du mandat de Boris Johnson. Il s’agissait de Brandon Lewis, le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord, du ministre de la Sécurité Damian Hinds, du ministre adjoint des Sciences George Freeman, du sous-secrétaire aux Finances Helen Whatley, du ministre des Pensions Guy Opperman, du ministre de la Technologie Chris Philp et de James Cartlidge, le sous-secrétaire à la Justice.

Dans sa lettre de démission adressée à Johnson, M. Lewis a déclaré que le gouvernement avait besoin « d’honnêteté, d’intégrité et de respect mutuel » et « qu’il n’y a pas de retour en arrière possible ». Après la démission de Lewis, Whatley l’a suivi. Le désormais ex-sous-secrétaire d’État aux Finances a lancé à M. Johnson que « vous ne pouvez vous excuser qu’un nombre limité de fois ».

Même les nouveaux membres gouvernement, qui n’occupent leur poste que depuis quelques jours, démissionnent à leur tour. Ainsi, Michelle Donelan, secrétaire à l’Éducation depuis mardi, a annoncé sur Twitter qu’elle démissionnait. Tout en reconnaissant qu’un ministère de l’Éducation sans leader aurait un impact négatif sur les étudiants, elle a déclaré que le Premier ministre l’aurait mise, elle et le gouvernement dans son ensemble, dans « une situation impossible ».

La dernière vague de démissions est survenue quelques heures seulement après que l’ancienne alliée de Johnson, Suella Braverman, procureure générale, ait publiquement demandé à Johnson de démissionner.

Par ailleurs, le vice-ministre des Finances depuis mardi, Nadhim Zahawi, avait déjà appelé Johnson à démissionner. « Cette situation n’est pas viable et ne fera qu’empirer. Vous devez faire le bon choix et partir maintenant. »

L’inconduite sexuelle de Pincher a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase

Le gouvernement de Johnson s’est retourné contre lui après que Downing Street a admis que le Premier ministre savait que le député Chris Pincher avait été accusé de comportement inapproprié. Ce dernier est accusé d’avoir commis des attouchements envers deux hommes dans un club privé en juin alors qu’il était ivre. Cependant, le Premier ministre n’a rien fait à ce sujet et a refusé de suspendre Pincher. Toutefois, l’affaire est devenue publique au début du mois de juillet.

MB

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